posté le 13 janvier à 4h6 | mis à jour le 13 janvier à 6h15 | affiché 2591 fois
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La pratique de l’excision, n’est écrite ni dans le coran ni dans les autres livres saints pour dire que c’est normal de la pratiquer, affirme un homme rencontré au sujet de cette pratique des vieilles femmes d’Afrique. Elle a toujours été l’objet de frustrations, de souffrances des femmes ou de jeunes filles qui ont été victimes. Si, elle a fait l’objet d’une tradition, dans beaucoup de communautés, elle se trouve aujourd’hui dépassée par la modernité qui la qualifie de pratique « non fondée ».
En République de Guinée, de la capitale Conakry aux autres villes de l’intérieur, le métier chez certaines femmes est loin d’être un souvenir, malgré de laborieux efforts consentis par le gouvernement et les partenaires de santé comme l’UNICEF et l’OMS…qui militent en défaveur de la mutilation génitale féminine.
En Guinée, la loi L010/AN/2000 du 10 juillet interdit toute violence faite à l’égard de la femme.
Aux Nations Unies, la déclaration universelle des droits de l’homme a proclamé le droit de l’être humain à vivre dans les conditions qui lui permettent de jouir d’une bonne santé et d’avoir des soins de santé ; et la Guinée est signataire de cette convention.
Si l’excision est mal faite, elle cause beaucoup de douleurs chez la femme, parce que la cicatrisation rend difficile le passage du fœtus en plus de rendre la femme frigide réduisant toutes sensibilités sexuelles.
La pratique de l’excision cause des douleurs abdominales, pendant l’accouchement et après. Elle est un facteur de transmission du VIH/SIDA, parce que les exciseuses utilisent le même couteau pendant leur pratique.
Sur le sujet certaines filles victimes s’expliquent.
Bintou Koita, étudiante : « Sa pratique est de cinquante pour cent bonne et de cinquante pour cent mauvaise. Si tu n’es pas excisée, tu auras plein de soucis sexuels et tu seras rejetée par les autres qui le sont, et que ta tradition n’est pas de mise ensuite que tu n’es pas musulmane. En suite, elle pose beaucoup de problèmes. Plus souvent les filles non excisées sont stigmatisées par celles qui ne le sont pas cela à cause de nos coutumes et traditions qui l’imposent ce qui fait aujourd’hui que le but de cette lutte n’est pas éteint. »
Djenabou Bah, présidente de l’association des jeune filles pour la promotion de l’espace francophone : « Elle n’est pas mal cette pratique. Pour être très franche, je ne suis pas contre l’excision dans la mesure où c’est une ancienne pratique depuis le temps du Prophète Mohamed (paix et salut sur lui. Pour aller plus loin nous irons dans le coran où se trouvent deux choses qui sont la Sunna et le Farilat. »
Le Farilat, est un acte obligatoire tel que les cinq piliers de l’Islam : la Prière, le jeûn, l’hormone, le Pèlerinage…
Et la Sunna, est un acte qui n’est pas obligatoire et l’excision s’inscrit dans ce sillage, ce qui veut dire que c’est une pratique qui a bel et bien existé mais pour laquelle on peut s’en passer.
Une dépêche de Daouda Taban Sylla depuis Conakry pour Guinéenews©
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Guinéenews Canada
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C#est compltement inadmissible qu'une fille qui á frequentée l'ecole saoule ici avec des idées qui sort je ne sais d'oú?! On a vraiment encore á faire en Guinée!!!