Marche des femmes de l’opposition : la vice-présidente du comité national des femmes de l’UFDG porte des graves accusations contre les forces de l’ordre

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Marche des femmes à Conakry, le 13/11/2018

Les femmes de l’opposition n’ont pas pu atteindre l’esplanade du stade du 28 septembre à Dixinn hier mardi 13 novembre comme prévu dans leur itinéraire. Elles ont été stoppées à la Belle-Vue car leur marche étant interdite par les autorités, les forces de l’ordre les ont dispersées à l’aide des gaz lacrymogènes.

Jointe au téléphone par Guineenews© à la fin de la journée, la vice-présidente du comité national des femmes de l’UFDG, Hadja Maimouna Diallo, affirme qu’il y a eu plusieurs blessées dont quatre graves.

« Il y a eu à peu près quatre blessées graves, parce qu’elles ont beaucoup perdu beaucoup de sang et les blessures étaient grandes. Et puis, il y a beaucoup de blessées légères. Des femmes sont tombées en courant et d’autres ont été frappées par les forces de l’ordre en utilisant les fusils (ou matraques). Ils ont bastonné beaucoup de femmes », a-t-elle dit.

Hadja Maimouna accuse les forces d’ordre d’être violentes avant d’expliquer le caractère pacifiste de la marche de Bambéto à Belle-Vue. « Les forces de l’ordre sont les responsables des violences. Nous avons marché de Bambéto à la Belle-Vue. Toutes les boutiques étaient ouvertes et il n’y a eu aucun problème. Quand on est arrivées au niveau de la gendarmerie de Hamdallaye, nos agents de maintien d’ordre nous ont demandées de passer sur l’autre rue, pour éviter qu’il y ait des heurts entre les gendarmes et certaines d’entre nous. Quand on est arrivées à Belle-Vue, on a trouvé une ceinture extraordinaire de policiers qui nous barrent carrément la route.

Nous avons demandé aux femmes de s’asseoir parce que nous ne sommes pas violentes. C’est à ce moment qu’ils ont tiré les gaz sur nous. On est désolées que ces agents des forces de l’ordre n’ont ni maman, ni sœur, ni épouse, parce que s’ils savaient que c’est une femme qui les a mis au monde, ils auraient un minimum de respect pour nous. Et figurez-vous qu’ils ont même déshabillé certaines femmes. C’est inexplicable pour un Africain, et musulman de surcroit. On ne sait pas pourquoi cette haine, cette violence contre des personnes qui n’ont rien dans leurs mains. »