Coyah : Chassé du village, le président de district brise le silence

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Chassé de la localité, le président de district Aboubacar Babouba Bangoura a donné sa version des faits à la rédaction locale de Guinéenews©. Il est l’un des deux hommes accusés par les jeunes de gestion unilatérale des fonds issus de l’exploitation d’un domaine de la localité par la société CIMAF, mais aussi du meurtre d’un citoyen causé par le camion sans aucune réaction de sa part.

« Pour commencer d’abord, la société CIMAF exploite un domaine qui m’appartenait. Et les tâches issues de cette exploitation sont faibles, la société ne m’a remis d’abord que 2 millions et elle a promis de nous aider à payer des tâches qui vont nous permettre de construire une école, un centre de santé et la route qui mène à Kiriyah. Donc, nous étions en train de poursuivre la concrétisation de cette initiative. Le mardi dernier je suis resté à la maison, un grand nombre de jeunes est venu me dire que le camion de mes partenaires CIMAF a heurté l’un des leurs, directement, je me suis levé et nous avons transporté le jeune à l’hôpital préfectoral de Coyah qui a malheureusement succombé à ses blessures », a entamé M. Bangoura.

« Les jeunes sont revenus cette fois-ci très en colère avec des menaces de morts, si je ne reparais pas le plutôt que possible ce qui était arrivé. Je leur ai dit, enterrons d’abord le jeune, on ne peut rien résoudre sur un cadavre chaud. Et nous avons enterré le jeune Mohamed Bangoura âgé de 18 ans et élève de 8ème  année. Sans attendre la version des autorités que nous sommes, et celle de la hiérarchie que nous avions aussitôt informées, sont partis incendier le camion et la machine de CIMAF, tout en nous menaçant de mort. Vu la tension qui montait, je suis parti porter plainte à Coyah après avoir informé le préfet. La nuit du vendredi à samedi, les gendarmes ont procédé à des interpellations. Dès que les gendarmes ont quitté les villages, les jeunes sont venus incendier tous mes bâtiments et mes voitures. Seul le bon Dieu sait comment mes enfants ont réussi à me faire sortir de la maison, sinon je serais brûlé vif. J’ai tout perdu même une cuillère n’est pas sortie. Les jeunes disent encore que si je retourne à Kiriyah, qu’ils vont me tuer », a-t-il expliqué.