A ses détracteurs, Papa Koly réplique par une auto célébration de son bilan

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Invité pour une interview-live sur la page Facebook de Guinéenews© samedi 6 juin 2020, le ministre de l’hydraulique et de l’assainissement, par ailleurs ancien ministre de l’environnement Papa Koly Kourouma n’a pas manqué de parler de son bilan de façon élogieuse.

Pour répondre à ses détracteurs qui jugent négatif son bilan, conséquence de ses passages de courtes durées dans le gouvernement, Papa Koly contre-attaque : « vous parlez des détracteurs, pas de mes amis. Pour ma part, je sais que partout où je suis passé, j’ai fait preuve de professionnalisme et de rigueur ; je m’en fous de ce que raconte mes détracteurs. Je prends un exemple sur le ministère de l’Environnement, avant mon arrivée ce n’était qu’une petite direction qui est devenue un grand ministère vers lequel tout le monde court aujourd’hui, je suis le parrain ou le père de l’environnement guinéen.  La pollution de nos eaux était une affaire courante, il a fallu qu’on prenne des mesures très sévères contre les auteurs de cette pollution en imposant des amendes, en arrêtant des travaux c’est le cas de Zogota où nous avions arrêté les travaux dans les mines, débarqué toutes les machines pendant 2 mois. La même chose dans les mines de Simandou avec Rio Tinto lorsque le village au pied de la montagne s’est retrouvé pollué on les a bloqués et imposés des lourdes amendes. Depuis cela les bonnes règles environnementales sont appliquées. La CBG (Compagnie des Bauxites de Guinée) aussi a servi d’exemple lorsqu’elle a pollué la mer, non seulement elle payé une amende, cela a aussi permis de transférer les techniques de dépollution au ministère parce qu’à l’époque pour dépolluer, il fallait aller chercher les experts à l’internationale. Aujourd’hui tout cela est capitalisé au compte du ministère de l’Environnement, on ne va plus chercher quelqu’un ailleurs. Au Ministère de l’Energie quand on arrivait tous les groupes étaient à l’arrêt, on a repris les centrales, j’ai même suspendu 12 directeurs. Jadis la population de Conakry n’avait même pas le courant pour 2 heures du temps mais aujourd’hui cela s’est beaucoup amélioré, il faut le reconnaître malgré le délestage, les ménages peuvent profiter d’au moins 6 heures de courant par jour. Je reconnais que c’est insuffisant et qu’il y a encore de gros efforts à faire mais il faut apprécier déjà ce qui est fait… »

La nouvelle constitution acquise au prix du sang de nombreux guinéens, était aussi à l’ordre du jour de cet entretien.  Quant à savoir si le ministre se fait des remords, vu la manière dont les choses ont dégénéré, lors de ces élections, il rétorque : « Les morts on connait sur le dos de qui il faut mettre, c’est pourquoi j’ai dit que la justice s’est saisie de la question. Attendons de voir son verdict. Ceux qui auront ces morts sur la conscience, ce sont ceux qui ont voulu empêcher des coups de bâton, de cailloux, de fusils ; ce sont eux les responsables et les répondants aujourd’hui devant le peuple. De notre côté on ne peut pas se sentir bien, parce que ce sont des guinéens qui ont perdu la vie mais on attend que ceux qui sont responsables de toutes ces morts répondent et soient punis… pour qu’il y ait bavure policière il y a déjà une bavure humaine ni la police ni ces autres personnes qui ont  tué n’avaient le droit de tuer, puisqu’on sait tous qu’il n’y a pas que la police qui tue. En langage clair, ces manifestations devraient se faire dans les urnes pas dans les rues pour une élection citoyenne (…)

Pour terminer notre invité a réitéré que ses ambitions politiques restent les même que celles de 2010, briguer un mandat présidentiel en se portant candidat aux prochaines élections présidentielles.