Absent du comité de suivi : Damaro dans le purgatoire

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Le nom de Amadou Damaro Camara, hiérarque du parti au pouvoir et  président du Groupe parlementaire de la majorité présidentielle au sein de l’Assemblée nationale a été biffé de la liste des participants aux travaux du Comité de suivi qui ont démarré ce jeudi, en vue de plancher sur le processus électoral. Cette décision de mettre à l’écart M. Damaro, serait le fait que la personnalité du député soit devenue au fil du temps, trop  clivante, aux yeux d’une frange importante de l’opinion.

L’absence du président du Groupe parlementaire de la majorité présidentielle, lors de la reprise des travaux du comité de suivi du dialogue politique inter guinéen ce jeudi 05 décembre au palais du peuple, a été fort remarquée.

C’est le moins qu’on puisse écrire. Quand on sait que le député fait partie des têtes pensantes du RPG Arc-en-ciel. C’est d’ailleurs à juste raison que son absence à ces travaux inter guinéens suscite autant de commentaires passionnés dans le landerneau politique.

Sur les raisons de cette absence, les conjectures vont train. Et ce qui paraît vraisemblable à retenir de la non présence de Damaro au sein du comité de suivi, dans sa nouvelle version, c’est le fait que sa personnalité soit devenue au fil du temps trop clivante, aux yeux d’une bonne frange de l’opinion.

Le député n’est d’ailleurs pas le seul à être perçu sous cette caricature. Du côté de l’opposition, il y a aussi autant de boutefeux. C’est le cas notamment de l’honorable Fodé Oussou Fofana, président du Groupe parlementaire des libéraux-démocrates.

Et Dieu seul sait que notre pays est à une période charnière où il a plus besoin de l’apport des colombes que des serres des faucons.

A noter qu’en lieu et place de l’honorable Amadou Damaro Camara, la majorité présidentielle s’est offert les services  du ministre d’État en charge des Transports, Aboubacar Sylla, comme « négociateur en chef ».

Le lifting intervenu au sein du comité de suivi ne se limiterait pas qu’au remplacement de M. Damaro Camaro. Car la présidence des séances est assurée cette fois-ci par Mohamed Laho Bangoura,  conseiller du Premier ministre en charge de la diplomatie, du développement et des relations internationales.