Abstention au vote de deux accords au Parlement : Dalein justifie le choix des députés de l’UFDG

décembre 11, 2018 4:37

En marge d’une conférence de presse animée ce mardi à Conakry, le président de l’UFDG a saisi cette occasion pour apporter un éclaircissement sur l’abstention, lundi à l’Assemblée nationale, par les députés de son groupe parlementaire au vote de deux accords de financement des travaux de réhabilitation de la route nationale Coyah-Dabola et de la voirie urbaine de Conakry.

Pour Cellou Dalein, « l’ambiguïté est très facile à créer. Les gens peuvent interpréter facilement que l’UFDG est contre la construction des routes. Ce n’est pas cela mais nous sommes pour la transparence dans la gestion des biens publics ».

Selon lui, ces députés n’avaient pas les études qui permettent de définir le coût et la consistance des travaux desdits projets. «On a demandé qu’on nous donne des études de faisabilité. On ne les a pas reçus. On a dit donc qu’on va s’abstenir parce qu’on n’a pas d’éléments nous permettant d’apprécier la consistance des travaux et le coût du projet», s’est justifié le chef de file de l’opposition.

« Ce que nous notons, poursuit-il, c’est 1 million de dollars le kilomètre de route avec les dimensions actuelles de la voie (…) Nous n’avons pas l’étude mettant en évidence ce coût-là. Quels sont les travaux ? Quels sont les éléments constitutifs de ce prix marquant l’étude ? Donc le groupe parlementaire le libéral démocrate a décidé de s’abstenir et a exigé de recevoir ce document pour pouvoir se  prononcer».

« Donc, nous ne sommes pas contre les infrastructures, nous sommes pour la transparence dans la gestion des biens publics. Nous achetons la route avec la bauxite, on veut savoir à quel coût on les réalise. Et je pense que c’est tout à fait légitime de la part d’un député, d’exiger les études qui conduisent à ce coût», soutient l’ancien ministre des Travaux publics sous Conté.

Parlant justement de ce coût et les kilomètres à faire, le chef de file de l’opposition confie «on sait qu’on exécute en Guinée dans des zones semblables. Un km à 500 000 dollars et de l’autre côté 1 km à 600 000 euros. On veut savoir pourquoi le prix est si élevé et pourquoi la différence pour qu’on vote. C’est pourquoi, nous nous sommes abstenus. Nous ne voulons pas que des gens assis tapis à l’ombre, s’enrichissent en augmentant la dette de la Guinée».