Accident de Mamou : les victimes  rejoindront leur dernière demeure ce lundi

0
983
Accident, Etoile, minibus

Le jeudi 5 mars dernier, alors qu’ils se rendaient à Kankan où ils devraient disputer un match contre Karifamoriah FC, au compte de la première journée de la Ligue 2, les joueurs du club sportif Etoile de Guinée ont fait un grave accident de la circulation dans lequel on a enregistré neuf décès, à Mamou.

Ces victimes seront inhumées ce lundi 9 mars, à Conakry. C’est un communiqué de la Cellule de communication du gouvernement qui donne l’information. Dans ledit communiqué, le ministère des Sports, de la Culture et du Patrimoine historique, la Fédération Guinéenne de Football, et la Ligue Guinéenne de Football professionnel, se disent « consternés » par la perte cruelle de neuf sociétaires du club sportif Etoile de Guinée, renouvellent leurs condoléances au peuple de Guinée et remercient le président de la République, ainsi que les populations et l’ensemble des autorités régionales de Mamou.

« Les obsèques nationales prévues le lundi 9 mars se dérouleront selon le programme suivant : 8H 00 : levée des corps à l’hôpital Ignace Deen ; 9H à midi : exposition des corps dans l’enceinte du stade du 28 septembre 1958 ; 14H : prière à la grande mosquée Fayçal, suivie de l’enterrement au cimetière de Cameroun. Prions pour le repos des âmes de nos illustres sportifs disparus dans ce tragique accident sur la nationale Numéro 1 », lit-on entre autres lignes.

Paradoxe

Comme ayant une barre de fer à la place du cœur, à environ 7 heures seulement après la survenue de ce drame, un match – au compte de cette même compétition – s’est tenu dans l’après-midi de ce même jeudi 5, notamment à Siguiri où le Manden FC de Siguiri a été tenu en échec (un but partout) par le FC Séquence. Au même moment, le Milo FC de Kankan se faisait battre, à domicile, par Renaissance Football Club de Conakry sur le score de 3 buts à 2.

Une situation qui a heurté la sensibilité de plusieurs citoyens qui reprochaient aux autorités de n’avoir point été affectées par la mort de ces jeunes joueurs qui étaient promus à un bel avenir. C’est aussi ça le paradoxe guinéen.