Accident de Tiro/Faranah : témoignages d’un médecin-urgentiste  et des blessés à l’hôpital de Kissidougou

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Ce dimanche 14 juillet 2019, un accident de circulation a fait cinq morts et seize blessés graves  à Sanankoro dans la sous-préfecture de Tiro, située à 50 Km de la commune urbaine de Faranah. Les morts ont été transportées à Faranah et les blessés à Kissidougou.
A l’urgence de l’hôpital préfectoral, le Dr Karanké Camara revient sur les faits : « hier, dans les bandes de 20h46min, nous avons reçu des blessés graves plus un mort, un enfant de 3 ans qui avait le traumatisme crânien et qui est décédé sur le champ. Les blessés qui sont reçus ici, sont des blessés graves ».

Il poursuit : « Il y avait une femme qui avait ses deux bras amputés, traumatisée, elle est décédée ce matin à la chirurgie. Il y a une autre femme aussi qui a eu le traumatisme crânien. Elle est sur la réanimation en chirurgie. Parmi le reste des blessés, il y a une femme qui a son bras gauche déboité. On doit essayer de voir comment mettre ça en place. Maintenant, nous avons fait des sutures. Ce qui est à bander, on a bandé et ce qui est à coller, on a collé. Ils sont en train de recevoir des soins intenses ».

Enfin, Dr Karanké Camara lance un appel : « l’Etat n’a qu’à essayer de voir  comment contrôler les chauffeurs pour éviter l’excès de vitesse en Guinée. Car, nous constatons que les chauffeurs sont souvent déprimés ; soit ils se droguent ou ils ont pris de l’alcool. »

Charles Guilavogui est l’un des blessés de ce grave accident. Il est diplômé en criminologie à l’Université de Sonfonia. Il raconte: « Je partais à Macenta pour les funérailles de ma maman. Par rapport à l’accident, le chauffeur était en excès de vitesse et un camion remorque venait aussi en pleine vitesse. Le camion était au beau milieu de la route. Notre chauffeur voulant passer, il a voulu l’éviter. C’est là-bas où il a raté le contrôle du véhicule. Nous sommes tombés. Quand j’ai su que ça n’allait pas,  je me suis jeté au milieu du car .Le bus étais en excès de vitesse. Donc, il ne faisait que tourner en brousse ».

Dédé Koivogui, diplômé à l’Université de Kindia, « ne sait pas comment l’accident est arrivé. C’est quand j’ai vu des morts, j’ai  compris qu’on a fait un accident. Pour mon cas, je me suis blessé au bras droit, au niveau de mes oreilles et j’ai du mal au niveau de mes reins ».

Au moment où on quittait les lieux, on s’activait à envoyer les blessés graves à Conakry pour leurs soins.