Accident mortel de circulation à Kissidougou: voici ce que révèlent les enquêtes de la gendarmerie

octobre 8, 2018 5:32
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L’on se souvient encore de cette catastrophe routière au bilan lourd de 08 morts, 07 blessés graves et des dégâts matériels très importants survenue à Kissidougou, au PK 27 sur la nationale n0 2, dans la localité de Koma, sous- préfecture de Niendè.

C’était dans la nuit du 27 septembre dernier, aux environs de 23h30. Votre quotidien électronique Guinéenews© en a largement fait cas. Aussi n’allons-nous pas revenir sur les circonstances qui ont prévalu.

Cet évènement malheureux a profondément marqué les témoins des faits et même au-delà, le pays tout entier. On le serait pour moins que ça !  L’opinion s’en est largement emparée, cherchant à démêler l’écheveau que cet accident a imprimé dans les esprits. Et comme c’est le cas en pareilles circonstances, chacun est impatient de savoir ce qui s’est réellement passé et surtout, qui  des protagonistes est mis en cause.

Et bien, cette attente est aujourd’hui comblée. L’énigme ou ce qui semblait l’être dans ce drame est désormais résolu. Le dossier est clos.

Au terme du  constat et des enquêtes menées, la gendarmerie a imputé la responsabilité de l’accident à Moussa Doumbouya, chauffeur du camion semi remorque RC 4538 O et RC 4574 O, pour stationnement gênant, sans dispositif d’éclairage ou de signalisation.

A l’encontre du minibus, il a été également retenu l’excès de vitesse. Une infraction dont s’est rendu coupable son conducteur Mandjou Fofana qui a malheureusement péri dans l’accident.

Pour le chef d’escadron Diarra Konaté, commandant la compagnie sécurité routière de Guéckédou, les faits à l’origine de cet accident et le bilan qui en a résulté doivent nous interpeller tous.

Tout conducteur de véhicule doit se sentir concerné par ce genre de situation qui peut survenir en  tout endroit, sur les routes de notre pays. Aussi, dira-t-il tout son espoir de voir les usagers qui fréquentent la rase campagne, prendre conscience de leurs responsabilités dans la conduite de leur véhicule.

Pour ce cas d’espèce, le simple respect du code de la route aurait permis d’éviter ce que nous déplorons et regrettons tous aujourd’hui, de façon unanime.

Il suffisait au chauffeur du camion de ranger son véhicule en dehors de la chaussée, sur l’accotement. Et si la nature de la panne ne le permet pas, il devait prendre alors les dispositions qui s’imposent pour signaler convenablement sa présence, en allumant les feux de stationnement, les feux de détresse et en plaçant les triangles de présignalisation aux endroits requis.

En l’absence de ces moyens, nombreux sont les chauffeurs qui, placés dans la même situation, se servent de tout ce que la nature alentour peut leur fournir pour signaler leur présence dangereuse sur la route. Ils étalent des touffes d’herbe, des feuillages, des branches ou troncs d’arbre, des cailloux ou blocs de pierre. Et ça fait son effet ! Ceux qui arrivent sur les lieux du danger sont prévenus et réduisent conséquemment leur vitesse. Tout risque d’accident est ainsi réduit. Cependant, le seul bémol est que dans la majorité des cas, ces dispositifs empiriques de signalisation ne sont pas dégagés, après coup. Nonobstant cet aspect, facilement gérable, il faut admettre que la méthode a quand même quelque utilité. Elle produit des effets salutaires pour la sécurité routière.

En l’absence de tout autre moyen ou en complément de ceux existant, il est conseillé aux automobilistes placés dans des conditions identiques, surtout sur les routes au tracé sinueux où la présence inopinée de l’obstacle risque de surprendre les usagers, de faire usage de lampes torches ou de tout autre moyen d’éclairage portatif.

Deux personnes sont disposées de chaque côté, à bonne distance du lieu de panne ou d’accident. A chaque approche de véhicule roulant dans l’un ou l’autre sens, ils agitent leur torche pour avertir du danger.

Le second aspect relevé par la gendarmerie routière dans l’analyse de cet accident est la pratique constante de l’excès de vitesse en rase campagne. Selon le commandant de la compagnie sécurité routière de Guéckédou, la majorité des conducteurs sur le réseau routier inter urbain en sont « friands »  et coutumiers. C’est la principale infraction que les services de constat relèvent dans cette zone. Et toutes les fois que la vitesse est entrée en ligne de compte dans un accident, les dégâts corporels et matériels ont toujours été considérables.

Les images de ce cas précis le confirment parfaitement.

Aussi, est-il utile d’inviter les usagers à rouler toujours à vitesse modérée. Pour le chef d’escadron Diarra Konaté, on évite ainsi les pièges de la route et même en cas de survenue d’accident, les conséquences sont réduites. Tel que dit le slogan : « la vitesse tue, tuons-la en roulant doucement »