Accord Etat-Syndicats de l’Education : Soumah dénonce ‘’l’irresponsabilité’’ de l’Etat et maintient la grève

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Un protocole d’accord a été signé hier mardi entre le gouvernement et un groupe de syndicats relevant du système éducatif. Cet accord qui majore la prime d’incitation des enseignants de 450 mille francs guinéens à 1 million 300 mille selon qu’ils soient à Conakry ou en milieu rural.

Mais, faut-il souligner, ce nouvel accord qui vient d’être signé a exclu Aboubacar Soumah, l’autre Secrétaire général du Slecg qui, pourtant, est à l’origine du déclenchement de la grève qui paralyse le système éducatif.

Joint ce mercredi par Guinéenews, Aboubacar Soumah dénonce ce qu’il qualifie d’’’irresponsabilité’’ du gouvernement avant d’ajouter que la grève reste maintenue sur toute l’étendue du territoire national.

« L’Etat n’a pas été responsable face à la gestion de la crise qui mine tout le système éducatif. Nous avons suspendu les négociations à cause de l’incarcération de nos camarades syndicalistes. Nous avons fixé comme préalable aux négociations, la libération sans condition de nos camarades. C’est sur cela que nous nous sommes séparés avec les membres du gouvernement. Après la libération de nos camarades, nous nous attendions à un appel du gouvernement pour une reprise des négociations. Mais à notre grande surprise, le gouvernement, au lieu de nous faire appel, a fait appel à toutes les structures syndicales de l’éducation. Des structures qu’il utilisait contre nous chaque fois que nous réclamons une amélioration de nos conditions de vie et de travail. Ces structures ne sont pas signataires du protocole d’accord du 10 janvier 2019. Elles n’ont pas également pris part à l’assainissement du fichier du personnel enseignant. Alors je me demande comment on peut appeler ces structures pour leur présenter le résultat du recensement du personnel enseignant », s’est-il indigné avant de poursuivre : « c’est fait exprès. Nous ne pouvons pas prendre part à ces négociations parce que nous ne pouvons pas aller avec des structures qui ne sont pas avec nous et qui ne sont pas auteurs de la grève. Nous avons toujours dénoncé et rejeté le résultat du recensement du personnel enseignant piloté par Pr. Alpha Amadou Bano Barry. Ces accords n’engagent que leurs signataires et non le SLECG que je dirige. En conséquence, le mot d’ordre de grève reste maintenu », a-t-il insisté.

Il faut rappeler que le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) aile Kadiatou Bah, la Fédération Syndicale des Professionnels de l’Education (FSPE) et l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) version Mamou, étaient les différents syndicats ayant pris part à ces négociations avec le gouvernement ce mardi 27 janvier à Conakry.