Aéroport de Conakry : un Nigérian mis aux arrêté avec plus de 500 grammes de cocaïne

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Le Secrétariat général à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre drogue et le crime organisé a présenté à la presse ce lundi 10 août  2020 un Nigérian du nom de Ugwumba Stanley Tochukwa pour complicité et facilitation de trafic international de drogue. La présentation du présumé s’est déroulée à l’Office Central d’Anti-Drogue (OCAD) sis à Coléah dans la commune de Matam.

D’après Mohamed Mazo Mansaré, commissaire principal de police chargé de la communication au niveau du secrétariat général à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre drogue et le crime organisé, c’est le 27 juillet dernier, vers 16 heures 40 minutes, que  Ugwumba Stanley Tochukwa a été interpellé à l’Aéroport International Conakry-Gbessia avec un colis qui lui était destiné contenant plus de 500 grammes de cocaïne.

«Cette opération a été rendue possible grâce à la coopération de la cellule de ciblage de la Douane Nationale en synergie avec l’OCAD. Lorsque le colis a atterri à Conakry en provenance d’Ouganda via Dubaï avec l’adresse du mis en cause, l’OCAD en rapport avec la Douane a mis sur pied un système de filature qui a abouti à l’interpellation du Nigérian qui était venu récupérer le colis qui lui était destiné. Nous remercions sincèrement la direction nationale de la Douane qui n’est pas à sa première pour sa franche collaboration dans le cadre des enquêtes au niveau des services spéciaux. Il n’y a pas longtemps, elle a mis à notre disposition plus 7 300 stickers de visa d’entrée et de sortie en provenance d’Allemagne», a t rappelé.

Dans la même logique, l’officier en charge de la communication des services spéciaux a fait savoir qu’à un moment donné, la Guinée a été la plaque tournante en matière de trafic international de la drogue. « Mais aujourd’hui, il y a moins de candidat. Le Nigérian dont il est question, vit en Guinée depuis 2003, ce qui veut dire qu’il connait très bien ce que la Guinée a traversé», a-t-il dit.

Prenant la parole, le commissaire divisionnaire de police, le directeur central adjoint de l’OCAD a déclaré que le présumé trafiquant de drogue a dénoncé les commanditaires, un Nigérian qui est son compatriote et une Guinéenne.

« Leurs noms et leurs contacts restent à la discrétion des enquêteurs parce qu’ils ne sont pas encore retrouvés.  En ce qui concerne la source de la drogue, les enquêteurs ont remonté qu’il s’agit de la filière brésilienne basée à Kampala. Les enquêteurs ont découvert que la source de ramification va jusque dans les pays environnants. Autre chose, il y a nos sœurs qui se laissent piéger par les recruteurs moyennant de l’argent pour des voyages imaginaires», a-t-il dénoncé.

Interrogé, le mis en cause, Ugwumba Stanley Tochukwa se défend : «il y a deux mois, quand je quittais au marché avec un ami, j’ai été contacté par une femme guinéenne mariée à un Nigérian qui se trouve en Sierra Léone. Je rappelle qu’elle est  ma cliente, ce jour-là, elle était avec sa copine qui répond au nom de Aissatou Baldé que je ne connaissais pas. Ma cliente m’a dit que le mari d’Aissatou doit lui envoyer un colis, de récupérer et garder pour sa copine. Comme je ne me reproche de rien, j’ai accepté et j’ai donné mon numéro qu’elle a donné à sa copine Aissatou Baldé. Après un mois, alors que j’étais à Madina dans la boutique de mon grand frère, mon téléphone a crépité pour me dire d’aller chercher le colis d’Aissatou Baldé. Comme je ne me reprochais de rien, je suis allé pour chercher le colis. Arrivée, les agents m’ont remis le colis mais, ils m’ont dit qu’ils vont  contrôler devant moi. Quand ils ont ouvert les ampoules, ils m’ont dit qu’il y a quelque chose dedans, j’ai répondu que je ne connais rien. Après le test, ils m’ont dit qu’il s’agit de la drogue. J’ai dit que le colis ne m’appartient pas, c’est quelqu’un qui m’a dit de récupérer pour lui, s’il y a autre chose, je ne connais rien. Je suis en Guinée depuis 2003, j’ai commencé par la vente des séries  nigérianes (CD) ensuite les mèches. C’est dans cette activité que j’ai connu ces femmes».