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    Affaire 200 milliards : la défense déclare disposer suffisamment d’éléments pour mettre la procédure à néant

    Après avoir été mise en délibéré le 16 décembre pour l’irrecevabilité de l’action que le Parquet avait opposée d’une part et le sursis à statuer d’autre part, la deuxième audience dans l’affaire de prétendu détournement de plus de 200 milliards s’est ouverte ce mercredi 23 décembre 2020, au tribunal de première instance de Kaloum.

    Quelques temps après l’ouverture de l’audience, le tribunal a rabattu le délibéré, ordonné la réouverture des débats avec la présence des avocats de la partie civile, notamment le Bâtonnier Dinah Sampil, ainsi que deux autres confrères : Me Simakan, constitués en faveur de la partie civile.

    A l’ouverture, la partie civile a rappelé qu’il s’agit là d’une citation directe et qu’en matière de citation directe, il y a toujours une phase administrative et une phase judiciaire. « La phase administrative consiste à la fixation de la caution telle que prévue par l’article 460 du Code de procédure pénale. La partie civile a soulevé cet article et a demandé son application. La défense également a abondé dans le même sens. Nous, nous avons proposé deux cent millions comme montant de la consignation, en raison de la nature de l’affaire et de l’auteure de l’action », a expliqué Me Salifou Béavogui.

    Au cours de l’audience, le Procureur de la République est revenu avec insistance et persistance sur ses demandes d’irrecevabilité de cette action et au besoin, le sursis à statuer en raison du fait que son Parquet aurait déjà ouvert une information judiciaire portant sur le présumé détournement de ce montant au cabinet d’instruction du doyen des juges de son tribunal. Et que des convocations ont été déjà lancées en direction de la HAC, à l’intention de nos clients pour qu’ils viennent révéler leurs sources.

    Pour cet avocat de la défense, cette démarche du Parquet est tout à fait légale. « Parce que nos clients que nous défendons ici sont des journalistes au vrai sens du mot, qui ne parlent pas et qui n’écrivent pas n’importe quoi. Avant qu’ils ne parlent ou qu’ils n’écrivent, ils se prémunissent de toutes les dispositions », a confié Me Béa qui tient beaucoup au respect de la phase administrative.

    Citant l’article 460 du Code pénal, il a dit que cela est de droit, et même un préalable à la suite duquel les autres débats viennent après le paiement de la consignation et l’ouverture des débats. « Nous, à l’ouverture des débats, nous aurons des arguments solides qui vont émerveiller tous et qui permettront de ne même pas aller au fond de ce cas. Je vous le promets, parce que nous disposons des moyens très solides qui nous permettront d’aboutir à notre objectif. C’est un dossier qui n’ira pas loin », a promis l’avocat.

    Le dossier a été finalement remis en délibéré pour le 11 janvier pour que le tribunal se prononce sur les demandes proposées par le Procureur, notamment l’irrecevabilité et le sursis à statuer. Cela ne semble ni conforter ni ébranler les avocats de la défense. C’est du moins ce que l’on puisse à travers ces propos de Me Salifou Béavogui.

    « En ce qui nous concerne personnellement, nous ne sommes pas demandeurs de cette action. Nous sommes de la défense. Nous défendons des journalistes professionnels. Pour le moment, nous assistons, nous constatons, nous prenons acte. Nous avons beaucoup d’éléments dans notre gibecière. Nous avons beaucoup d’éléments qui nous permettent de mettre cette procédure à néant, qui nous permettent de mettre un terme à cette procédure ».

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