Affaire 28 septembre – Le ministre Fofana sur le procès : « Ce qui a attendu 10 ans, peut attendre quelques mois »

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À un jour de la célébration des 10 ans du massacre du 28 Septembre, le ministre de la Justice Mamadou Lamine Fofana a animé un point de presse sur le dossier judiciaire. Selon lui, le procès l’ouverture du procès tient à trois conditions : la rénovation de la Cour d’appel de Conakry (qui va abriter le procès), la préparation psychotechnique du personnel judiciaire, la mise en place d’un fonds de réparation.

« Si les bâtiments pouvaient être prêts en janvier – dans trois mois –, si les magistrats et tout le personnel dont vous-mêmes (les journalistes) peuvent répondre aux exigences de la tenue d’un tel procès, le procès se tiendrait en janvier (2020). Rien ne s’y oppose », a dit le ministre de la Justice en réponse à une question sur la date précise du procès.

Mamadou Lamine Fofana a indiqué que les partenaires, notamment les Nations unies, la France et les Etats-Unis,  sont prêts à accompagner la Guinée dans l’organisation de ce procès.

Mais qu’est qui pourrait retarder les travaux de rénovation et d’extension  de la Cour d’appel de Conakry ? « Rien du tout. Le jour qu’on va poser la première pierre, tout ira vite par la suite. La réalisation d’un tel bâtiment ne peut pas prendre du temps », a répondu le ministre.

Sur la deuxième condition, la préparation du personnel judiciaire, le ministre de la Justice a indiqué que l’administration centrale est en train de choisir les (meilleurs) magistrats du pays qui seront formés par la France. Selon le ministre, ils seront triés sur le volet et vont surtout suivre une formation sur la gestion du stress. En plus du personnel judiciaire, le ministre a indiqué que la presse et les services de sécurité devront être formés dans le cadre de ce procès.

Sur les victimes, le ministre a dit qu’elles doivent être préparées et protégées. En plus, il faut un fonds de réparation en leur faveur.

« Il faut remplir les exigences matérielles et humaines. Comme je l’ai dit aux ambassadeurs, ce qui a attendu dix ans, peut attendre quelques mois », estime le ministre Mamadou Lamine Fofana.