Affaire 3è mandat : Cet appel des Forces sociales à la communauté internationale

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Chaque jour qu’approche 2020, les tensions politico-sociales deviennent intenses, et l’affaire du 3ème mandat s’éclaircit. C’est une affaire dont les conséquences peuvent être fâcheuses pour le pays si le pouvoir fait le forcing.

Ayant conscience de cet état de fait, la société civile veut être avant-garde. Ce 1eravril 2019, les Forces sociales de Guinée, dans une déclaration lue à la Maison de la Presse à Conakry, ont dénoncé ce qu’elles appellent « le recul démocratique ».

«Le projet de 3ème mandat est une illusion suicidaire pour ses promoteurs, quelle que soit l’approche qui sera envisagée pour le réaliser. Car, non seulement il est à contre-courant de la marche du monde, de l’histoire, mais des nobles aspirations de notre peuple », a déclaré Abdourahamane Sanoh au nom des Forces sociales de Guinée.

Pour éviter à la Guinée des conséquences d’un troisième mandat, les Forces sociales de Guinée demande au président Alpha Condé de respecter ses différents serments solennels et ainsi éviter au pays des expériences regrettables vécues ailleurs.

Une invite est également lancée aux membres du gouvernement et aux institutions de rester fidèles à la nation et exclusivement aux principes pour ne pas être complices de la trahison de la Guinée « en sapant la Constitution actuelle ».

« Nous interpelons la CEDEAO, l’Union africaine, les Nations unies, l’Union européenne, à prendre dès maintenant des initiatives pressantes pour prévenir tout acte susceptible de provoquer des affrontements et l’instabilité des institutions en Guinée. Nous demandons aux pays amis et les partenaires pour qu’ils évitent toute ingérence visant à inciter ou à soutenir tout projet aléatoire de modification ou de changement de la Constitution de mai 2010 », ont déclaré les Forces sociales de Guinée.

Ces acteurs de la société civile guinéenne annoncent qu’ils vont entreprendre une large concertation avec tous les acteurs sociaux, politiques, économiques et religieux du pays, des citoyens engagés « en vue d’une évaluation sereine de la situation actuelle et de dispositions appropriées pour la défense à tout prix de la Constitution guinéenne. »

Pour les Forces sociales de Guinée, « toute tentative de remise en cause de l’ordre constitutionnel actuel par une minorité d’acteurs doit être considérée comme une déclaration de guerre à la patrie. »