Affaire 3ème mandat : Abdourahmane Sanoh lance des piques à Alpha Condé et Cie

0
1027

Le combat contre le maintien au pouvoir d’Alpha Condé au-delà de 2020 s’annonce rude. Si le groupe des partisans d’une nouvelle Constitution s’agrandit, celui d’anti 3ème mandat aussi. Plus de 22 jours après son lancement officiel, le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), vient d’enregistrer de nouvelles adhésions. Un collectif d’artistes, dénommé « To », qui signifie en maninka, « Cesse », a signé ce 22 avril, son adhésion au FDNC. Déjà, ce collectif, composé entre autres de Djanii Alpha, Bill de Sam, Caporal Dongody, Fadjidih, a fait un single contre le 3ème mandat.

A cet effet, Abdourahamane Sanoh, le Coordinateur national du FNDC, a affiché toute sa satisfaction d’avoir au sein du mouvement des artistes : « Nous sommes très honorés ce matin, d’abord d’avoir su que vous êtes mis en collectif ‘’To’’, qui veut dire ‘’Cesse’’, comme un ultimatum. »

Le 24 mars au siège du RPG Arc-en-ciel, Alpha Condé avait dit qu’il ne se laisserait plus insulté par ceux qu’il avait qualifiés  de « drogués ». Et Abdourahmane Sanoh n’a pas apprécié ce terme : « Vous avez, par ironie, bien voulu endosser l’image que certains ont voulu vous coller en vous présentant comme de petits drogués, vous qui véhiculez la culture de ce pays, vous qui portez une bonne partie de notre civilisation et de l’éducation de notre société, son histoire, ses valeurs, vous qui vous battez, en tant que volontaires pour faire rayonner tout cela dans le monde entier. On n’a pas trouvé d’autres mots pour vous qualifier que de dire de « petits drogués ». Nous sommes très heureux ce matin que vous ayez pris cela avec ironie et l’endosser dans le cadre de ce combat très noble.  Le collectif a sa place au sein du FNDC et nous sommes heureux de vous voir venir occuper cette place depuis l’appel que nous avons lancé le 1er avril dernier. »

Le 20 mars, un autre groupe d’artistes avaient animé un concert dit de « Reconnaissances aux actions d’Alpha Condé ». Abdourahmane Sanoh n’a pas manqué d’égratigner ceux-là aussi : « Vous venez aussi montrer à l’opinion nationale et internationale qu’il y a cette autre partie des artistes, du monde des arts qui a le sens de la dignité, le sens de l’honneur et qui ne peut pas vendre ou se laisser vendre à cause des miettes volées à notre peuple pour soutenir un  projet aussi dangereux, humiliant, insultant  que celui de vouloir nous proposer une imposture à travers  une fallacieuse  nouvelle Constitution qui ne passera jamais. »