Affaire 8 millions de salaire des enseignants : Aboubacar  Soumah répond à Kassory   

septembre 7, 2018 12:14
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En répondant hier à la question concernant l’augmentation des salaires des enseignants, le Premier ministre Kassory Fofana a été catégorique. L’Etat n’a pas les moyens  d’augmenter les salaires des enseignants à huit millions. A cette réponse salée, le secrétaire général de SLECG (syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée, Aboubacar Soumah, interrogé ce matin par nos confrères de la Radio Espace, a riposté et crois comme fer que le gouvernement sera obligé de revoir à la hausse le salaire des enseignants.

« Nous respectons les principes des négociations. Nous attendons les résultats de ces négociations. On ne peut pas vouloir d’une chose et son contraire. Le gouvernement ne peut pas nous appeler à la table de négociations et s’opposer catégoriquement à nos revendications. D’ailleurs, nous sommes en face des gens responsables mandatés par le gouvernement pour trouver une solution de sortie de crise….Nous attendons quelque chose. Et nous obtiendrons gain de cause…», a-t-il affirmé.

Mais l’Etat a des difficultés, à entendre le Premier ministre !

Pour Soumah, ce sont des difficultés inventées de toute pièce. Il a fait allusion aux détournements et à la corruption qui gangrènent l’administration. «…Pour nous, le gouvernement a des moyens. Aucune raison ne peut l’empêcher d’augmenter le salaire des enseignants. Tout le monde connait les détournements, la corruption et la gabegie qui se pratiquent au niveau de l’administration. Les sociétés minières, les contrats qui se signent à longueur de journées…Nous avons des économistes parmi nous qui ont d’ailleurs passé aux peignes fins le nouveau budget…Donc, nous savons de quoi nous parlons », a-t-il précisé à la radio Espace FM.

Et si le gouvernement maintient sa position ?

« Si à l’issue des négociations, le gouvernement reste sur sa position comme vous le dites, nous retournons à la base pour faire le compte-rendu à nos mandants », a dit M. Soumah.

Interrogé sur le refus de son mouvement d’accompagner l’inter central pour la revue à la baisse du prix du carburant à la pompe, Aboubacar Soumah, n’est pas passé par le dos de la cuillère. Il a dit haut et fort qu’ils soutiennent le gouvernement  dans l’augmentation du prix du carburant à 10.000 francs. Pour lui, c’est une occasion pour l’Etat de revoir le salaire de l’enseignant à 8 millions. «…Oui. Nous soutenons le gouvernement sur l’augmentation du prix du carburant à la pompe… »

Aboubacar Soumah n’est-il pas égoïste ?

« Non. Je défends la cause des enseignants, donc la cause de tout le monde… Quand le salaire de l’enseignant augmente, tous les autres fonctionnaires sont concernés…. », a-t-il précisé.