Affaire braconnage à Siguiri: le tribunal de première instance a rendu son verdict ce lundi

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Les huit prévenus interpellés suite  à l’abattage du lamantin, une espèce  protégée ont été situés sur leur sort par le tribunal de première instance de Siguiri qui a rendu son verdict dans le cadre de cette affaire, ce lundi 3 juillet, a constaté guineenews sur place.

Ces huit prévenus dont trois pêcheurs à savoir Mamadi Camara, Balama Camara et Mamadi Fatouma Camara, et quatre  cadres de la direction préfectorale de l’environnement et des eaux et forêts que sont Aboubacar Sidiki Kéita, le directeur préfectoral de l’environnement, Aboubacar Sacko, chef section eaux et forêts, Ansoumane Kanté un agent des eaux et forêts, Raymond Camara, agent aussi, Saibou Bakayoko agent,  étaient poursuivis pour « complicité et abattage  d’un lamantin qui est une espèce intégralement protégée et complicité. »

Le tribunal présidé par Mandjou Keita a rendu la décision qui suit: « Aboubacar Sidiki keita, le directeur préfectoral de l’environnement  a été relaxé. Ensuite les trois pêcheurs Mamadi Camara, Mamadi Fatouma Camara et Ballama Camara tous condamnés à un an de prison dont neuf mois, assortis de sursis et au paiement d’une amende de cinq millions de francs guinéens pour abattage de Lamantin espèce intégralement protégée. Aboubacar Sacko, chef section eaux et forêts et ses agents Raymond Camara, Saibou Bakayoko et Ansoumane Kanté ont été condamnés à 3 mois de prison assortis de sursis et une amende de trois millions de francs guinéens pour complicité d’abattage de Lamantin, espèce intégralement protégée », tel est le verdict du tribunal.

Selon l’avocat de la partie civile Mountaga Kobélé Kéita, il faut intensifier la communication pour permettre aux citoyens de connaître les animaux protégés.

« Je suis vraiment content de la décision rendue par le tribunal, car c’est le droit qui a été dit. Au-delà de cette situation, j’aimerais que les autorités intensifient la communication pour permettre aux citoyens de connaître les types d’animaux protégés qui ne doivent être ni capturés ni abattus. Car, même les prévenus qui ont abattu l’animal ne savaient pas que le lamantin est une espèce d’animal intégralement protégée », a-t-il recommandé.