Affaire Guinéens bloqués à l’étranger : les vérités du ministre Kalil Kaba sur un dossier aux contours mystérieux

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Ce n’est pas la bonne nouvelle que les Guinéens bloqués à l’étranger attendaient, mais c’est une information qui a le mérite de faire connaître la vérité. Surtout qu’en dépit des cris de détresse et des annonces faites au sommet de l’Etat, vraisemblablement, rien n’est encore fait  concrètement pour leur retour au bercail.

Pour rappel, une première vague des Guinéens coincés au Sénégal était attendue à Conakry avant la fin de la semaine dernière. C’est le coordinateur du comité de soutien aux compatriotes de l’étranger qui l’avait confié à Guineenews.

Dans ses explications, Mohamed Dabo, conseiller chargé de la diaspora au ministère des Affaires étrangères avait même donné des détails sur la compagnie avec laquelle les autorités guinéennes auraient trouvé un accord à cet effet.

A la surprise générale, la semaine s’est écoulée sans l’ombre d’un seul des Guinéens annoncés en provenance de Dakar. Et pour ne rien arranger, aucune explication n’a été donnée par les autorités à ce sujet. Sans doute gêné par ce flou épais, le coordinateur du comité de soutien opte pour le silence. Toutes les fois que Guineenews l’a interpellé, il n’y avait personne au bout du fil.

Ce qui ne présage rien de bon, du moins dans  l’immédiat. Surtout qu’à Sekhoutourea où certaines sources prétendaient avoir repéré le dossier, cette information est démentie.

Le ministre directeur de cabinet à la présidence de la République que nous avons sollicité à ce sujet a été catégorique dans sa réponse: « ça c’est faux. Demandez bien aux cadres des AE (affaires étrangères) où ils en sont… je crois qu’ils sont en train d’évoquer des problèmes de location d’avions… Mais ce n’est pas chez nous », répond Dr Ibrahim Kalil Kaba.

Et d’ajouter que « c’est vrai que c’est une instruction présidentielle, donc elle est gérée en temps normal par les ministères sectoriels et la primature. C’est pas nous qui nous occupons de cela. Le président de la République a déjà pris sa décision comme cela a été dit en conseil des ministres; donc la mise en œuvre ne relève pas de nous ». Avant d’insister en guise de conclusion que: « nous ne sommes ni le ministère des Transports ni le ministère des Affaires étrangères. » Ce qui a le mérite d’être clair. Même si cela n’a rien de rassurant.

Surtout que du côté du ministère des Affaires  étrangères, Mohamed Dabo qui a fini par réagir à un message téléphonique écrit que nous lui avons envoyé promet juste que « …je vous reviendrai dès qu’il y aura du nouveau ». Et qu’au ministère des Transports le responsable de la communication, Bangaly Keïta nous rapporte que le directeur de l’autorité guinéenne de l’aviation civile (AGAC) qui représente son département au comité de soutien… n’aurait aucune idée sur l’évolution de la procédure.