Affaire mort de Hadja Sonna à Mamou: le prévenu condamné par la justice

octobre 30, 2018 6:45
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En audience correctionnelle au tribunal de Première Instance de Mamou ce mardi 30 octobre, Boubacar Barry, le Secrétaire général chargé des collectivités décentralisées à la préfecture, poursuivi pour «homicide involontaire» sur la personne de Sonna Diallo communément appelée Hadja Sonna ‘’Pépé Kalé’’, conseillère sur la liste du RPG pour la commune urbaine de Mamou, a été retenu coupable des faits. Il a écopé d’un an d’emprisonnement assorti de sursis.

Lors de la première audience, le mardi dernier, le prévenu avait reconnu les faits sans ambages. Revenant sur les circonstances de l’accident survenu le 7 octobre dernier, M. Barry avait commencé par présenter ses condoléances à la famille éplorée avant d’indiquer que ce jour à 7h30, il avait reçu un appel de son collègue le secrétaire général chargé de l’administration lui demandant sur l’ordre du préfet de mobiliser tous les délégués désignés pour l’installation des élus locaux dans les 13 sous-préfectures.

« Vers 10h30, je suis parti à la station de Petel pour prendre du carburant. Car je devrais bouger à 15 h pour la sous-préfecture de Saramoussaya où je devrais superviser l’installation des élus. C’est au retour de la station de Petel, que j’ai percuté la moto qui transportait Hadja Sonna. C’était au niveau d’Almamya. Brusquement, j’ai garé parce la femme était bloquée sous mon véhicule, gisant dans le sang… », a confié le prévenu.

Le Secrétaire général de la préfecture a fondu en larmes lorsque les fils de la victime ont présenté au tribunal une lettre de désistement. Puis, ont indiqué que leur père est décédé des suites d’un accident de la circulation et que si leur maman décède aussi dans ces mêmes circonstances, ils s’en remettent à la volonté de Dieu.

 Sidiki Camara, le Procureur a requis contre le prévenu 5 mois d’emprisonnement dont 3 mois assorti de sursis, au paiement  de 3 millions d’amendes et à 3 ans d’interdiction de conduire.

Dans la délibération, Boubacar Barry a été reconnu coupable « d’homicide involontaire ». Pour la répression, il a été condamné à 1 an d’emprisonnement assorti de sursis, au paiement d’un million de francs d’amendes et à 5 ans d’interdiction de conduire. Le président du tribunal Abdoulaye Conté l’a également condamné à la réparation de la moto touchée lors de l’accident et a ordonné la restitution du véhicule au préfet.