Affaire Ousmane Gaoual et cie: ce que les avocats ont obtenu de la police judiciaire

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Me béa, Avocat
Pendant que les arrestations ont commencé ce mercredi dans ce qui peut convenir d’être appelé « affaire Ousmane Gaoual et cie », les avocats des opposants mis en cause ont réussi à faire fléchir la position des autorités. C’est du moins ce qui a été confié à Guineenews par Maitre Bea, un des conseils.

Au téléphone de notre reporter, l’avocat annonce que « toutes les actions musclées seront suspendues pour le moment, le temps pour nous de nous retrouver avec nos clients, assurer effectivement leur défense. »

Pour rappel, hier mardi 10 novembre, dans une déclaration médiatisée, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Dixinn présentait les opposants Ousmane Gaoual Diallo, Chérif Bah, Abdoulaye Bah, Cellou Baldé, Etienne Soropogui et l’activiste Sékou Koundouno comme des personnes « activement recherchées. »

Pour changer cette donne, il a fallu que les avocats se battent. Résultat, la possibilité a été donnée à la défense, indique l’avocat qui explique « qu’au lieu qu’on aille les (les mis en cause ndlr) chercher dans le quartier avec violence, intimidation, humiliation, ceux qui sont disponibles, nous allons les accompagner. »

Une version qui corrobore avec celle de l’ancien député Ousmane Gaoual Diallo qui annonçait plus tôt dans la journée qu’il se rendra demain à la DPJ, accompagné de ses avocats.

Dans cette optique, informe l’avocat, « des convocations ont été émises et remises aux avocats que nous sommes », ce même mardi.

Ainsi, en lieu et place de la recherche active annoncée par le procureur de Dixinn hier mardi, il peut y avoir « une enquête civilisée qui tienne compte du respect des droits de l’homme. Ce qui évite la descente de dizaines de pick-up au domicile d’un citoyen qui est brutalisé humilié alors que la possibilité lui est donnée de se présenter. »

Ce qui est malheureusement déjà arrivé chez l’opposant Ibrahima Cherif Bah, arrêté à son domicile avec deux de ses proches. Alors que « nos clients n’ont jamais été activement recherchés, ils n’ont jamais reçu de convocation », dément l’avocat qui persiste et signe: »nos clients ne se reprochent rien ».

Seulement, à la question de savoir si ses clients étaient objets de persécution pour leur positionnement politique, l’avocat se contente de relever que ces derniers « sont tous du même bord ». Une sorte d’hésitation de la part de l’avocat qui a sans doute voulu éviter de compliquer la situation des opposants.