AG du RPG : le ministre de la Ville décortique le programme présidentiel de l’habitat

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Au siège du RPG Arc-en-ciel ce samedi 5 mai, le ministre de la Ville et l’Aménagement du Territoire, Dr Ibrahima Kourouma, sous des salves d’applaudissements des  militants chauffés à blanc, est largement revenu sur les enjeux de la nouvelle ville Conakry dont les travaux ont été récemment lancés en grande pompe le président de la République à Cobaya, dans la commune de Ratoma, en haute banlieue de la capitale, a-t-on constaté.

D’entrée, Ibrahima Kourouma a déploré le fait que la Guinée soit le seul pays où plus de 80% de la population vivent dans la capitale Conakry et effectuent, tous les jours, du matin au soir, le même mouvement d’ensemble. C’est-à-dire, le matin tout le descend sur Kaloum et le soir, tout le monde remonte (…). Conakry est l’une des rares capitales ou agglomérations au monde où il n’y a qu’un centre de polarité,  Kaloum, a  fait remarquer non sans affliction le ministre Kourouma qui a rappelé que la capitale Conakry compte, à ce jour, sept transversales qui devront être bientôt à 15.

«Nous avons plus d’un million d’habitants à Conakry. Le chef de l’Etat Alpha Condé, très soucieux de l’amélioration des conditions de vie des Guinéens,  travaille à ce qu’il y ait un schéma directeur pour la capitale », a-t-il fait savoir.

Selon Dr Kourouma, il y a trois raisons qui ont amené Alpha Condé à fixer un schéma directeur pour la ville de Conakry.

«Premier motif repose sur la reconstruction de la ville de Conakry. A Kaloum par exemple, il n’y a aucun bail, aucun permis de construction n’est délivré si l’intéressé ne respecte pas le schéma directeur, Conakry vision 2040 (…).

La seconde raison s’explique par la création de nouvelles polarités. C’est-à-dire que quand vous avez une population qui se multiplie chaque année et que cette population a un seul centre d’affaires, l’objectif est de faire en sorte qu’il y ait, a expliqué le ministre de la Ville, d’autres centres de polarité. Voici la raison même pour laquelle le projet de la nouvelle ville Conakry est né et qui va abriter 20 mille logements sociaux, a-t-il affirmé.

La troisième cause trouve son explication dans le fait qu’il doit avoir des points d’arrêt. C’est-à-dire avoir des limites précises entre les villes», a-t-il justifié.

Pour Ibrahima Kourouma, la nouvelle ville de Conakry qui fait 650 hectares, deux fois Kaloum, va avoir non seulement 20 mille logements sociaux mais aussi des bureaux, des supermarchés, des centres de loisir, des hôtels, des ministères, des espaces verts…

«Le chef de l’Etat a souhaité qu’il y ait une mixité. C’est-à-dire qu’on ne soit pas dans une situation où on aura une ségrégation. En d’autres termes, il ne doit pas y avoir de clivage le quartier des riches et celui des pauvres. Le président de la République a donné des instructions fermes pour éviter que cette nouvelle ville ne soit une ville de ségrégation. Bref, il a voulu à ce que les riches et les pauvres vivent ensemble», a-t-il réaffirmé.

 Dans la même lancée, Ibrahima Kourouma a annoncé qu’il y aura une route qui va décongestionner un boulevard et qui va quitter Lambanyi jusqu’à Dubréka ainsi que des différentes transversales. «Le chef de l’Etat a exigé que 2 000 logements soient construits par an. Ce programme Conakry, ville nouvelle qui va s’étendre sur 10 ans, permettra d’avoir chaque année 2 000 logements sociaux», a souligné le ministre Kourouma qui annoncé qu’il y aura d’autres sites pour d’autres promoteurs qui s’attèleront à la construction des logements sociaux.

«Dans le même cadre, beaucoup d’efforts sont en train d’être faits sur le site Keitaya par d’autres promoteurs dans le cadre de la  construction de plusieurs milliers de logements en faveur des enseignants. L’action du chef de l’Etat, Pr Alpha Condé ne se limite pas seulement à Conakry, elle s’élargira à tout le pays. Il a instruit le ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire  et celui de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, de recenser, d’identifier et immatriculer toutes les réserves foncières de l’Etat pour éviter qu’elles soient vandalisées ou vendues», a rapporté le ministre Kourouma qui indique que les travaux de la route qui va passer de Lambanyi jusqu’à Dubréka ont commencé et que les 90% des populations riveraines ont été dédommagées. «C’est loin d’un rêve, c’est une réalité», a-t-il rassuré.