Agenda des consultations avec Kassory: l’UFDG et l’UFR donnent leurs positions

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Depuis la publication de la liste des institutions et organisations prévues dans l’agenda du Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana en vue des consultations en cours, tous les yeux sont rivés sur le front national pour la défense de la constitution (FNDC). Pour cause, les deux principaux partis politiques membres de cette structure sont sur la liste des institutions et partis à consulter du chef du gouvernement.

Une politique de diviser pour régner qui semble ne pas atteindre ces cibles, du moins pour l’instant. A entendre le député et secrétaire exécutif de l’union des forces républicaines (UFR) dans un premier temps.

 » Ça ne change en rien » à la position du parti de l’ancien Premier ministre Sidya Touré.  Et Saïkou Yaya Barry d’insister plus loin en ces termes : « on n’est pas prêt à participer à la violation de notre constitution. »

Poursuivant, il apporte un bémol : « si la consultation concerne la vie économique et sociale dans notre pays, nous sommes preneurs », précise-t-il. Avant d’énumérer explicitement les questions que l’UFR serait prêt à aborder avec le chef du gouvernement. Il s’agit selon M. Barry, de « l’état de nos routes, la gestion économique de notre pays, les ressources nationales qui sont exploitées, les retombées des ressources minières… les échecs cuisants au baccalauréat, les problèmes de santé…’’

En outre, selon Saïkou Yaya, l’UFR est disposé à discuter avec le pouvoir les questions liées à « la gabegie financière et aux détournements des fonds publics… mais aussi sur le comment mettre tous ces bandits à col blanc hors d’état de nuire.’’

Du côté de l’UFDG, c’est le Vice-président chargé des questions politiques que Guineenews a joint au téléphone pour connaitre l’avis du parti de Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition nommément cité sur la liste établie par le Premier ministre. Très peu bavard au téléphone, le député Aliou Condé nous renvoie à la déclaration du front national pour la défense de la constitution (FNDC) en date du 30 août dernier. « Il y a une déclaration du FNDC et nous on est membre du FNDC, donc vous comprenez’’, répond-il. Avant de conclure sur ton ironique : ‘‘il n’y a pas de parjure chez nous. »

Reste à savoir si cette intransigeance suffira face à un pouvoir qui, désormais c’est clair, ne lésinera pas sur les moins pour créer des fissures dans les rangs du FNDC.