Agriculture : des villages agricoles prévus dans les 4 régions naturelles du pays

décembre 17, 2018 12:02
Le gouvernement guinéen vise sur le développement agricole, même si les fonds alloués au secteur rural est en deçà des engagements de Maputo. C’est pourquoi, des projets de création de villages agricoles sont prévus dans les quatre régions naturelles du pays, notamment dans les zones minières. C’est la ministre de l’Agriculture, Mariama Soguipah Camara, qui a fait cette annonce, le samedi 15 décembre, devant les députés.
Elle a d’abord rappelé l’allocation budgétaire qui a été accordée à son département pour l’exercice 2018 qui se chiffre à un montant de 295 milliards 608 millions  450 mille 253 GNF. En 2019, ce budget se chiffre à 348 milliards 154 millions 275 mille GNF.
« L’examen de ce projet de budget met en évidence l’augmentation significative des dépenses d’investissement de 63 milliards 814 millions 218 mille par rapport à l’exercice 2018 et une augmentation globale de 52 milliards 545 millions 824 mille 747, soit 17,77%. Ce qui contribuera à coup sûr à augmenter substantiellement la croissance agricole pour l’année 2019 », a-t-elle affirmé.
Plus loin, Mariama Camara annonce la création des villages agricoles dans les zones minières : « Il convient de signaler que des projets de villages agricoles à l’image de la SOGUIPAH sont prévus dans les quatre régions naturelles en général et particulièrement dans les zones minières. Plusieurs cultures porteuses y seront développées ».
Elle ajoute que les études sont en cours et que des partenaires au développement sont prêts à accompagner ces projets : « Les détails portant sur les ressources financières et le mécanisme de mise à disposition des fonds sont en étude. D’ailleurs, les bailleurs de fonds, notamment la BAD (banque africaine de développement), expriment leur volonté d’accompagner les agriculteurs dans les zones minières. Toutefois, malgré les significatifs efforts fournis par le gouvernement, le déficit à combler par rapport aux attentes de nos producteurs est encore considérable par rapport à l’allocation au secteur rural, environ 4% du budget national est en dessous des engagements de Maputo fixés à au moins 10% du budget national. »