Alerte et Riposte au Coronavirus : la Guinée a besoin de plus de 12 millions Usd (ministre)

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« Le budget du plan d’alerte et de riposte élaboré par mon département en collaboration avec les partenaires, s’élève à 121 milliards 802 millions 909 mille 836 francs guinéen soit 12 millions 856 mille 145 dollars. »

C’est le chef de département de la Santé, Colonel Remy Lamah qui l’a fait savoir ce vendredi 6 mars lors d’un point de presse qu’il a animé conjointement avec le représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en Guinée.

Dans son intervention, le Colonel médecin Lamah a précisé qu’à date, ce budget n’est pas mobilisé mais des négociations sont en cours avec certains partenaires. Le ministre reste confiant et espère que ce budget sera obtenu vu l’engagement du gouvernement et des partenaires techniques. « Le gouvernement guinéen a examiné favorablement le plan d’alerte et de riposte.  L’OMS se propose d’améliorer cette situation. La Banque Mondiale s’est engagé à financer certaines activités dudit plan. La communauté internationale s’active avec les représentants locaux sur lesquels nous fondons beaucoup d’espoir pour le financement des activités de ce plan d’alerte et de riposte », a-t-il souligné avant d’annoncer que le stock minimum d’intrants ne couvre qu’une partie des activités de la phase d’alerte.

Parlant du cas de coronavirus détecté récemment au Sénégal, le ministre Lamah a déclaré qu’il constitue pour le gouvernement guinéen une préoccupation majeure : « la notification de cas de Coronavirus au Sénégal est une préoccupation majeure du gouvernement guinéen y égard à la mobilité des personnes dans notre pays et ses pays frères. C’est pourquoi j’invite l’ensemble des populations particulièrement celle en mobilité entre les deux pays, à observer les mesures de protection suivantes : se laver les mains avec de l’eau et du savon ou avec une solution alcoolique; tousser ou éternuer dans le coude en évitant de tousser en public à moins que ce soit d’un mètre de distance avec une autre personne ; se rendre dans une formation sanitaire dès l’apparition des signes de la maladie comme la toux et les éternuements, la fièvre ou encore la fatigue prolongée…»

Le ministre de la Santé rassure toutefois que le contrôle à l’aéroport est désormais élargi à tous les voyageurs en provenance de pays étrangers notamment au port de Conakry, de Boké et de Boffa.

Selon Colonel Remy, « trois sites de prise en charge ont été identifiés et préparés pour d’éventuels cas de la maladie pour une capacité totale de 73 lits pour la phase d’alerte, ce chiffre doit passer à 400 lits en période de riposte. »