Alerte/saison des pluies : automobilistes, à vos entretiens !

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La saison des pluies nous fait signe. Elle est même déjà là, ou presque ! Depuis certains jours, il pleut par intermittence ici et là. Nul doute que nous n’aurons pas longtemps à attendre pour renouer avec les grosses averses qui s’abattent sur tout le pays, principalement sur Conakry. Parole de météorologue, notre pays compte parmi ceux que dame nature a le mieux lotis, en matière de pluviométrie.

Réjouissons-nous car, la pluie est source de vie, dit-on. Avec elle, tout resplendit et reverdit, tout renaît et fructifie. C’est la période des semailles et des vergers. Le seul secteur à en penser différemment, à ne pas trouver son compte avec cette saison d’espérance et de générosité est la circulation routière. Eh, oui, aussi paradoxal que cela puisse paraître, l’expérience a prouvé que les deux ne font jamais bon ménage. C’est le moment où les accidents connaissent une hausse notable que les services de sécurité routière (police et gendarmerie) confirment aisément. Les raisons à cela ? Et bien, il faut les chercher dans les transformations que la pluie apporte à l’environnement : l’état glissant de la chaussée et la réduction de la visibilité. Il s’agit là, de phénomènes naturels qui nous imposent un type de comportement dans la conduite. Si nous en tenons compte, et bien, tant mieux, tout se passe bien. Dans le cas contraire, nous ne passerons pas l’hivernage sans le payer cher par un accident qui va indubitablement nous arriver. Autant donc, dès maintenant, retenir les règles cardinales qui s’imposent pour passer ce cap que l’on désigne aussi sous le vocable de mauvaise saison. La première de toutes ces règles est la prudence. Ce maître mot doit se traduire par une réduction de la vitesse. La chaussée étant glissante et la visibilité réduite, cela semble s’imposer comme une condition essentielle pour rouler en sécurité. Toujours doucement et  prudemment. Il est dit d’ailleurs que, lorsqu’il pleut, il faut adopter la formule du : diviser par deux et multiplier par deux. Cela veut dire : diminuer la vitesse en la réduisant de moitié et augmenter la distance de sécurité en la multipliant par deux. C’est la meilleure assurance pour éviter les accidents. A cela s’ajoute des comportements à adopter dans l’entretien du véhicule qu’il faut mettre en œuvre à l’orée de chaque saison des pluies. Ces opérations doivent être nécessairement effectuées par tout usager prévoyant et sage. Nous en parlerons en détail avec le centre de contrôle technique Socotac, ainsi que les nombreux autres professionnels du secteur de l’automobile, présents sur le terrain. D’ici là, nous listons sommairement quelques-uns des contrôles à effectuer. Point besoin d’être mécanicien pour s’en approprier.

Les freins : sous la pluie, il ne s’agit pas de se glorifier d’avoir de bons freins, du type ‘’bouge pas’’. Lorsqu’il pleut ou lorsque la chaussée est mouillée, si vous les sollicitez fortement d’un coup brutal, avec l’idée de vous arrêter sur place, vous courez le risque de bloquer vos roues et de déraper, surtout si vous roulez vite.

Il faut conduire de façon à ne pas avoir besoin d’eux à tout moment et s’il y a lieu, à défaut d’ABS, en user alors de façon modérée, par pressions répétées, jusqu’à l’arrêt complet du véhicule.

Les feux : quand il pleut, la visibilité est réduite, même en plein jour. Il faut donc appliquer la règle du : ‘’bien voir et bien être vu’’. L’électricien doit être consulté pour s’assurer du fonctionnement correct de tous les feux (feux de croisement ou codes, veilleuses, clignotants, feux rouges, feux de stop, antibrouillard avant et arrière, détresse), etc. Ne pas oublier que l’utilisation des pleins phares, en raison de l’éblouissement qu’ils provoquent est à éviter autant que possible. Par contre, les feux de position ou de croisement seront souvent sollicités pour signaler sa présence pendant le roulage.

L’appareillage électrique : il y a lieu de s’assurer du bon fonctionnement du système électrique du véhicule en général, puisque c’est sous la pluie et surtout la nuit, que tous les consommateurs d’énergie sont sollicités en même temps. Pour faire fonctionner à la fois, les feux, les balais d’essuie-glace, le lave vitre, le dégivreur, le chauffage ou quelquefois la climatisation en lieu et place, l’autoradio ou le lecteur DVD, il faut une bonne batterie et un bon circuit de charge. Tout cela est à prendre en compte si l’on veut passer le cap de l’hivernage en toute sérénité et en parfaite sécurité. Ajoutons à cela le démarreur que l’électricien doit également vérifier pour nous éviter le pire des désagréments à subir lorsqu’il pleut : pousser le véhicule!

La visibilité : le véhicule doit avoir des vitres en bon état. Le pare brise, la lunette arrière, les vitres latérales et les rétroviseurs ne doivent être voilés, ni fêlés, encore moins brisés. IIs doivent permettre de bien voir devant et tout autour. Comme dit plus haut, le système de dégivrage doit fonctionner correctement pour éviter le dépôt de buée qui réduit nettement la visibilité par l’opacification totale des vitres. Un phénomène physico-chimique inévitable en pareil cas, provoqué par la présence d’occupants qui respirent régulièrement dans le compartiment d’un véhicule qui roule, vitres montées, sous la pluie.

Au risque de nous répéter, ajoutons à tous ces éléments, deux autres accessoires que nous avons listés plus haut : les balais d’essuie-glace et le lave-glace électrique. Ils sont essentiels, quoique d’apparence un peu simple voire banale. On ne se rend compte de leur importance que lorsque la pluie nous trouve en chemin ou qu’un véhicule, en franchissant un trou, nous projette plein de boue qui atterrit sur le pare-brise.

A suivre.