Alternance politique en Guinée : ce que l’UFDG veut pour Alpha Condé après 2020

juillet 20, 2019 7:32

 « Nous voulons voir un ancien président de la République en vie »

En l’absence de Cellou Dalein Diallo en déplacement à l’étranger, c’est un vice-président qui doit présider l’assemblée générale du parti. C’est la règle générale. Mais il y a eu une exception ce samedi 20 juillet 2019. Bien qu’ayant présidé l’assemblée du jour, Ibrahima Chérif Bah a préféré laissé le soin à Elhadj Abdoulaye Diouma Diallo, membre du bureau politique national s’adresser aux militants.

L’arrestation des deux membres du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), l’opposition catégorique de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) à la présidence à vie, ont été largement abordées par l’orateur.

D’abord, il soutient que la Guinée ne devra pas accepter ce que les autres pays de la sous-région ont refusé : « tous les pays africains et surtout ouest-africains, ne peuvent pas avoir rejeté le mandat à vie et que nous en Guinée, l’acceptions. Le Niger, le Mali, le Liberia, la Sierra Leone, même en Gambie c’était une élection, la Mauritanie, personne n’est d’accord avec un 3ème mandat. Parce que si un fils d’un pays donné a la chance de diriger le pays pendant 10 ans, il faut bien qu’on essaie un autre fils pour le succéder. Et nous Guinéens, nous avons envie de voir un ancien président de la République en vie. »

Pour Elhadj Diouma, il faut de l’alternance en Guinée. Car, cela évite au pays beaucoup de choses: « c’est très important cette question d’alternance, parce que si tu gouvernes en sachant que demain tu peux être simple citoyen, tu fais attention à tes actes de tous les jours. Mais si tu sais que par des manœuvres maléfiques, tu peux confisquer le pouvoir, tu peux faire ce que tu veux. »

Il dit vouloir voir le président Alpha Condé en tant qu’ancien président de la République et soutient que les Guinéens ne sont pas prêts à accepter une présidence à vie. « Nous voulons pour M. Alpha Condé une sortie digne et honorable, que demain on puisse se rencontrer à Conakry ou ailleurs où qu’il veut, qu’il soit libre d’aller à l’aéroport, un peu partout, libre en tant qu’ancien président. Mais nous ne voulons pas, nous n’accepterons pas, la jeunesse ne doit pas accepter qu’il y ait révision ou changement de Constitution ou qu’il y ait 3ème mandat en Guinée », a-t-il prévenu.

C’est ce travail, annonce-t-il, que le chef de file de l’opposition est en train de faire à l’étranger :  » El hadj Cellou est en train de faire le travail que vous lui avez demandé. Nous nous battrons de toutes nos forces à l’extérieur et le travail est fait à l’intérieur. Nous nous sommes compris. »

Plus loin, M. Diallo a demandé à ses militants de s’associer aux autres partis politiques et organisations de la société civile pour faire échouer le projet de nouvelle Constitution : « nous devons tous nous lever travailler avec les autres frères des partis politiques, des organisations de la société civile pour que le FNDC atteigne ses objectifs parce que le FNDC c’est toute la Guinée, c’est la réconciliation nationale. Et la réconciliation nationale c’est la fraternité nationale. »

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