Annulation des voix au scrutin local : une décision lourde de conséquences

avril 6, 2018 2:16
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Joint au téléphone, le député de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Ousmane Gaoual Diallo, a fait remarquer que l’annulation des voix lors des élections locales du 4 février 2018 par les magistrats aura des répercussions graves.

« Si vous annulez les suffrages d’un bureau de vote au niveau local comme ce fût le cas à Foulamory dans Gaoual où les magistrats ont annulé deux bureaux de vote, comment désigner alors le président du conseiller communal et ses conseillers ? Parce que je vous apprends que dans le monde rural, un bureau de vote représente un district. Ce qui veut dire qu’il est impossible pour ces districts de désigner leur président ou les membres de leur conseil, si vous annulez les PV de ces localités. C’est pour cette raison que le législateur a interdit l’annulation des PV d’un bureau de vote au niveau du scrutin local. La CENI ne peut pas annuler, ni les CACV. Donc, au lieu de réclamer la restitution des voix volées dans huit localités, il serait bon pour l’opposition de réclamer les suffrages volés dans tout le pays. Lorsque le scrutin est national, on peut annuler le PV d’un bureau de vote. Aux élections législatives, par exemple, on peut annuler les résultats de tout un district, il n’y a aucune conséquence. Les élections présidentielles pareilles. Mais vous ne pouvez pas annuler des élections au niveau des quartiers ou des districts. Parce que l’élection est organisée au niveau des communes, qui a pour conséquence les quartiers. Lorsque les PV sont annulés, le juge n’a pas d’autre choix qu’annuler le scrutin au niveau communal. Et on reprend le scrutin dans cette commune ».