Appel au «jihad» ? Dr. Oussou de l’UFDG recadre le débat

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« C’est très inquiétant d’entendre les leaders politiques lancer des appels au jihad et au terroriste », a regretté samedi 18 mai le RPG Arc-en-ciel par la voix du ministre de la Défense Nationale Mohamed Diané lors de l’assemblée générale traditionnelle du parti à Gbessia.

Pour Dr. Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, principale formation politique de l’opposition et contrairement au RPG Arc-en-ciel, ce qui est inquiétant dans ce pays, c’est de tenir des propos désobligeants à l’endroit de tout l’appareil judiciaire. C’est quand un individu devient hors la loi. C’est quand on refuse d’organiser les élections à date. C’est quand plus de 100 jeunes sont tués sans justice. C’est quand les ordures sont capables de tuer les paisibles citoyens. C’est quand on injecte plus de 3 milliards de dollars dans le secteur de l’énergie sans résultat (…).

Poursuivant, il a insisté que ce qui est inquiétant, incompréhensible et pathétique dans ce pays, c’est quand des gens interprètent intentionnellement les propos des autres. « C’est  dire, a-t-il dit, donnez des interprétations à des choses qui sont très claires, voire même ajouter des mots ».

« Prêtez des propos qui n’existent que dans leurs imaginations à des gens. Cela est pathétique, dommage et triste dans ce pays. Mais en Guinée, l’histoire de chacun est connue et on sait qui est qui, qui a fait quoi, qui est capable de quoi et qui représente quoi. Que chacun se regarde dans le mémoire. Il ne sert à rien de prendre un bout de phrase, le coller à une autre phrase comme ils l’ont fait il y a quelques années. D’ailleurs, c’est comme ça beaucoup d’innocents ont perdu la vie dans ce pays avant d’être injustement condamnés. Parce que des gens sont capables de s’assoir et inventer des choses qui n’existent que dans leur imagination », a-t-il déploré.

« L’histoire la plus récente, c’est quand un Damaro Camara peut manquer le respect à toute l’institution judiciaire d’un pays. On peut ne pas être d’accord avec les magistrats mais, on ne peut jeter l’opprobre à tous les magistrats en se disant qu’on est le patron de la mouvance présidentielle (…). Si le ministre de la Défense doit s’inquiéter, voilà de quoi il doit s’inquiéter. Le président du groupe parlementaire n’est plus sous contrôle. Il fait ce qu’il veut et il dit ce qu’il veut. Il parle à la place même du ministre de l’Administration du Territoire le général Bouréma Condé avec des propos provocateurs. Mais ce n’est étonnant parce que quand Damaro parle à Bouréma Condé, ce dernier tremble parce qu’il ne voit que le chef de l’Etat dernière…».