Le ministre de la Pêche, de l’Aquaculture et de l’Economie maritime a présenté ce mardi 11 décembre, à l’Assemblée nationale, l’orientation budgétaire de son département pour l’exercice 2019. Avant de décliner le projet de budget de son ministère, Frédéric Loua a présenté le niveau d’exécution du budget de 2018.

Sur le volet recettes du budget de 2018, la loi de finances initiale avait prévu 78 milliards 646 millions 900 mille GNF et qu’à la date du 1er décembre, son département a recouvré le montant de 67 milliards 712 millions 132 mille 394 GNF. A cela, il faut ajouter le montant de 5 milliards GNF provenant des amendes  de pêche. Cela représente 79,7% des prévisions de la loi de finances initiale 2018.

Plusieurs facteurs auraient empêché d’atteindre l’objectif de 100%. C’est notamment parce qu’en 2018, explique le ministre, la campagne de pêche a été marquée par la diminution de l’ordre de 9% du potentiel programmé par rapport à 2017. A cela il faut ajouter l’absence d’accords de pêche avec l’Union européenne, le dernier accord ayant expiré depuis 2012. Quant à l’accord de pêche avec la Chine, il a expiré depuis fin 2014.

Quant au volet dépenses, le département de la pêche avait reçu un montant de 55 milliards 995 millions 109 mille 498 GNF, avant d’être réduit de 12,33% lors de la loi de finances rectificative. Ce qui équivaut à 49 milliards 093 millions 589 mille 348 GNF.

Le ministre soutient que l’exécution de ce budget a permis à son département d’aboutir à un certain nombre de résultats. Sur le plan de la contribution à la sécurité alimentaire, la quantité de produits de pêche débarqués sur les différents marchés du pays est de 178 mille 128 tonnes dont 51 500 tonnes pour la pêche industrielle, 99 mille 328 tonnes pour la pêche artisanale maritime et 27 mille 300 tonnes pour la pêche continentale.

« Cette quantité est en deçà des objectifs du ministère vu l’accroissement démographique du pays », a-t-il souligné.

S’agissant de la loi de finances initiale 2019, le ministre a présenté un budget de 84 milliards     777 millions 750 mille GNF en recettes et 52 milliards 586 millions 979 mille GNF en dépenses.

« Il est utile de s’assurer d’un fonctionnement optimum de certains services par le réaménagement de certaines lignes de budget. Il s’agit de la ligne 32 (acquisition de produits spécifiques) destinée en principe à l’achat de matières d’œuvre pour les travaux pratiques généralement peu fournis.

Pour éviter toute interprétation équivoque de cette ligne, nous suggérons de prévoir dans la nouvelle nomenclature budgétaire nationale, une ligne dédiée à l’achat de matières d’œuvre. Il s’agit, en second lieu, du renforcement des lignes consacrées à l’acquisition de matériels et mobiliers de bureau du titre 5 des investissements pour la prise en charge des services récemment créés dans la nouvelle structure du département pour diverses acquisitions : rénovation et/ou constructions de bâtiments, achats d’équipements et matériels », a conclu Frédéric Loua.

Publié par Alhassane Bah

Correspondant à Conakry, Guinée