Après la DPJ, Sano du FNDC et ses collègues sont portés disparus, l’avocat Béa se dit très inquiet

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Arrêtés  hier samedi  et conduits à la Direction de la Police Judiciaire (DPJ) pour audition, le coordinateur national du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), Abdourahamane Sano et ses collègues ont été conduits dans la soirée vers une destination inconnue. Outre Abdourahmane Sanoh, le chargé des opérations Ibrahim Diallo, Sékou Koundouno responsable des stratégies, l’artiste Bill de Sam, le jeune blogueur Abdoulaye Oumou Sow et l’activiste Bailo Diallo sont introuvables. Une situation qui inquiète non seulement leurs parents  mais aussi, leurs avocats. C’est du moins ce qu’a dit ce dimanche 13 octobre Me. Salifou Béavogui joint au téléphone par Guinéenews.

«Je suis très inquiet depuis hier à 20 heures 12 minutes. Nos clients ont été embarqués devant nous à la Direction de la Police Judiciaire pour une destination inconnue. Nous avons tout fait pour qu’on nous dise au moins où ils vont impossible. Comme il s’agit d’une enquête judiciaire, nous avons estimé que qu’on ne doit plus nous cacher de quoi que ce soit dans la procédure. Nous sommes très inquiets.  Nous n’avons aucune nouvelle ni les parents moins encore les médecins alors qu’il y a des diabétiques par eux. Tout cela est une violation manifeste des droits de la défense. Un droit qui permet en premier lieu à l’avocat d’être en contact permanant avec son client, d’avoir une communication pérennante, régulière et suivie avec ses clients. Vue la nature de l’enquête, quand l’Officier de Police Judiciaire (OPJ) coupe carrément le contact entre les accusés et leur avocats, nous ne savons pas réellement qu’est –ce qu’ils sont en train de faire. D’ores et déjà, nous rejetons systématiquement tout ce qui va résulter de leur lieu de secret. Depuis 20 heures, je n’ai pas fermé les yeux, je les ai recherchés partout à travers la ville. Personne ne peut me dire où ils sont. La famille a des mangers mais, elle ne sait même pas où les trouver…», a déploré Me. Salifou Béavogui.