Après la présidentielle au Mali : une victoire toujours contestée

septembre 21, 2018 9:40
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C’est récurrent, depuis cette victoire controversée du président IBK, que des réactions fusent de partout. Un million sept cent mille électeurs, sur les huit millions d’inscrits, ont élu un  président de la République  pour les dix neufs millions de citoyens que compte le pays. (Crédit-photo: Malizine)

Les adversaires  du pouvoir continuent de revendiquer la vérité des urnes et  crient  à l’illégitimité  du président Ibrahim Aboubacar Kéita qui semble avoir des puces dans son fauteuil. La nomination du nouveau gouvernement de 32 membres ne semble pas, non plus, avoir été du goût des alliés anonymes du président reconduit.

Il s’agit de ces opposants  dont certains, pour voiler leur jeu de dupes, avaient été équivoques dans leurs propos. Cheick Modibo Diarra,  Housseni  Amion Guindo et même Aliou Diallo qui s’attendaient à avoir leur part du gâteau. IBK les a, tout simplement, oubliés, du moins pour l’instant.

Il faut dire que les problèmes sont entiers, de  la non-application de l’accord d’Alger à l’insécurité au centre du pays, en passant par la pauvreté aggravée par la corruption.  La marche de protestation  de l’URD  et ses alliés, contre la victoire, estimée volée par le candidat du RPM, faite le 15 septembre, serait, selon les organisateurs le  tout début des actions qui viseraient à prévenir d’autres cas de  fraudes dans le futur.

Il faut dire que tout semble se dégrader dans la capitale malienne, des routes excavées, aux marchés où des flaques d’eau causent des désagréments. Les habitants de Kati, la ville militaire, ont refusé de prendre leur mal en patience, ils sont sortis, massivement, pour couper  les deux routes  qui relient Bamako à leur ville. Conditionnant la circulation sur ces routes à la réparation de celles-ci et dans l’immédiat. C’est le même jour  que  plusieurs mètres cubes de  graviers, transportés par des véhicules du service d’aménagement  des voies routières ont été apportés pour le démarrage des travaux.

Comme pour dire que le cocotier a toujours besoin d’être secoué pour que tombent ses fruits. Le président IBK  ne semble pas avoir fini de se remettre de sa victoire et peut-être des soucis qui en découlent, déjà.