Après l’agression d’un étudiant guinéen en Inde : l’Ambassade de Guinée à Delhi parle des démarches entreprises (vidéo)

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Deux étudiants africains dont le Guinéen Ibrahima Diaby du « Roorkee Institute of Technology (RIT) », dans le nord de l’Inde, ont été victimes d’une agression le le 15 juillet dernier.

Contacté au téléphone par Guineenews, Ibrahima Diaby a déclaré qu’il a failli perdre la vie alors qu’il voulait aller chercher à manger. « Nous avons été violemment attaqués par des agents de sécurité », a-t-il dit au bout du fil.

« Il y a cinq mois avant le confinement, mon ami Emmanuel et moi avons demandé à quitter l’école puisque l’école était en quarantaine. Mais les responsables du campus ont refusé de nous accorder la permission. Plus tard, nous avons encore demandé à l’école la permission d’aller chercher de la nourriture dehors sans suite favorable. Cela a duré pendant des mois et une fois, nous sommes restés deux jours sans rien manger.  Malgré tout, il a fallu vingt jours pour que les dirigeants de l’Université donnent à mon ami qui souffre de son épaule, la permission de récupérer son médicament après que plusieurs crient pour aller reconstituer son médicament. C’est pourquoi nous avons ensuite décidé de sortir après plusieurs plaidoyers pour aller chercher de la nourriture. Quand nous sommes revenus, nous étions enfermés devant l’auberge jusqu’à 1 heure du matin avant de nous laisser entrer. Après cela, l’école a décidé de nous sortir de l’auberge et nous leur avons dit que si nous quittions l’auberge à ce moment critique, il n’y avait aucune garantie pour notre sécurité. Car, nous n’avons pas de parents ici en Inde. Nous avons plaidé pour qu’après la pandémie, nous puissions quitter l’auberge », a-t-il expliqué.

Contacté le 17 juillet dernier par Guinéenews via son e-mail par rapport à l’agression de Ibrahima Diaby, l’Ambassade de Guinée à New-Delhi dit avoir pris toutes les dispositions en collaboration avec l’Ambassade de Ghana, le ministère indien des Affaires Extérieures, les autorités locales de l’État d’Uttarakhand et de l’étudiant lui-même afin de trouver une solution idoine. « Un rapport a été déjà adressé au ministère des Affaires Étrangères et des Guinéens de l’Étranger, à cet effet », a-t-il commenté.

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