après les affrontements à Labé : le maire de la commune situe les responsabilités

0
591

Quelques heures seulement après la violente altercation entre agents communaux et conducteurs de taxi-moto, le maire de Labé brise enfin le silence. Selon Mamadou Aliou Laly Diallo, il y a eu plus de peur que de mal vu qu’aucun cas de perte en vie humaine n’a été enregistré.

« C’est une altercation entre des agents de la garde communale et les conducteurs de taxi-moto au niveau d’une gare qu’on appelle la GTZ. Donc, il y a eu une dispute qui a dégénéré entre eux. Selon les informations que j’ai reçues, un agent a cogné un taxi-motard avec un projectile et l’intéressé s’est évanoui. Après on l’a transporté à l’hôpital. Par après, une rumeur sur la mort du jeune taxi-motard a été propagée dans la ville. Voilà ce qui a provoqué la colère des conducteurs de taxi-moto qui sont allés incendier le tricycle des agents communaux puis attaquer leur bureau qu’ils voulaient incendier. Il a fallu que je réquisitionne les forces de défense et de sécurité pour sécuriser les lieux. Puisqu’il y avait une station et le marché central à côté. Ils ont même voulu mettre le feu au niveau d’un kiosque de Guinée Games. C’est le pire qu’on a évité. Le calme est revenu. Moi-même, j’ai envoyé deux de mes conseillers pour s’enquérir de l’état du blessé à l’hôpital. Mais il y a beaucoup d’agents de la garde communale aussi blessés. Ce qui était plus préoccupant, c’est le cas du taxi-moto qui était aux urgences. Donc, je l’ai pris en charge par rapport aux soins et il a finalement regagné son domicile. Il y a eu plus de peur que de mal malgré que certains l’avait déjà donné pour mort alors que c’est le contraire. Il a regagné chez lui. », a confié Mamadou Aliou Laly Diallo le maire de la commune urbaine de Labé.

Pour le moment, on n’ignore le nombre exact de gardes communaux blessés.

Faut-il rappeler enfin que cette altercation s’est soldée par plusieurs blessés, des dégâts matériels considérables et la paralysie de toutes les activités au centre urbain hier vendredi.