Après les suspensions au Slecg : l’heure du grand déballage et des menaces a sonné !

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 «Je donne deux semaines à Aboubacar Soumah pour revenir sur sa décision. Sinon, il sautera à la tête du SLECG… Le SLECG n’est pas la propriété d’Aboubacar Soumah. Cette grève n’est pas celle des enseignants, c’est plutôt une grève du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), je l’assume avec des preuves »

A quelques heures de l’entrée en vigueur de la menace de grève dans le secteur de l’éducation, le bureau exécutif du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), dirigé par Aboubacar Soumah, a procédé ce mercredi 8 janvier à l’exclusion de trois syndicalistes et à la suspension de deux autres.

Ces sanctions concernent notamment Oumar Tounkara, le deuxième Secrétaire général adjoint du SLECG, Mohamed Bangoura qui était jusque-là, chargé de la documentation et presse et Aboubacar Sylla. Ils sont exclus du Slecg pour « haute trahison», selon le libellé de la mesure de suspension. Quant à Dantary Barry, membre du BEN et Lambert Théa secrétaire général de l’union Communale de Matam, ils ont été suspendus, eux, pour leur caractère récidiviste jusqu’à nouvel ordre.

Juste après la publication de cette sanction, Guinéenews a joint l’un des syndicalistes exclus, Mohamed Bangoura qui n’a manqué de voler dans les plumes de son désormais ‘’général’’ Aboubacar Soumah.

« Aboubacar Soumah n’a pas qualité de m’exclure ni du SLECG ni de l’USTG (Union Syndicale des Travailleurs de Guinée). Il est allé à l’extrême et j’irai aussi à l’extrême. Tous les Guinéens et les enseignants sauront qui il est. Il est ingrat et sans vergogne… En novembre 2017, il n’était pas d’accord de son exclusion de l’USTG et du SLECG. Parce que seul le congrès est la seule instance qui exclut ou suspend tout membre du bureau exécutif. Je lui donne deux semaines pour revenir sur sa décision. Sinon, il sautera à la tête du SLECG. L’article 36 concernant les sanctions dit ceci : les manquements aux décisions du congrès, au statut et au règlement intérieur seront sanctionnés par le Bureau Exécutif National comme suit : de l’avertissement verbal ; écrit ; le blâme et la mise à pied. Le SLECG n’est pas la propriété d’Aboubacar Soumah. Cette grève n’est pas celle des enseignants, c’est plutôt une grève du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), je l’assume avec des preuves », a-t-il révélé.