Argent sale ou propre pour les investissements : voici la réponse peu « citoyenne » du leader de GeCi

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Le leader et député du parti GECI (Génération Citoyenne) a des rapports quelque peu curieux avec l’argent. C’est du moins l’impression qu’il nous a laissée dans l’émission « Sans Concession » de Guineenews, où il était l’invité le samedi 15 août dernier.

Tout est parti de la question relative au prêt des 230 millions d’euros récemment voté sur fond de tollé lors de la première cession de la 9ème législature. Un prêt qui attend aujourd’hui d’être promulgué par le président de la République.

« Je vais vous parler d’abord en tant que financier, » précise l’invité qui rappelle avoir « travaillé dans la première institution financière au monde ».

La mise au point faite, Fodé Mohamed Soumah affirme « qu’aucun pays ne peut dire qu’il n’utilise pas l’argent qu’on appelle du flottant. Que ce soit l’argent de la drogue, du blanchi…, il n’y a pas ce pays au monde. »

Pour le cinquième Vice-président de l’Assemblée Nationale, l’important et le scandale, ce n’est pas la provenance supposée douteuse de l’argent.  « Ce qui m’importe et qui m’a scandalisé, il y a un pays indépendant depuis 62 ans, qui n’a que 14 écoles professionnelles », déplore-t-il. Et de faire le procès du système éducatif actuel, point le système LMD (Licence Master Doctorat) importé copié-collé qui produit des milliers de chômeurs. »

Revenant au projet qui a fait grand bruit à l’Hémicycle, M. Soumah persiste en ces termes : « ce contrat, je l’aurais signé les yeux fermés sans savoir d’où vient l’argent. Parce que je sais ce que ça va représenter. Donc ceux qui parle de blanchiment, je leur dis de par mon expérience, on ne pose jamais cette question : d’où vient l’argent, on l’utilise. »

A la question de savoir s’il ne se soucie pas de la provenance des fonds, il rétorque : « personne ne se soucie d’où vient l’argent », citant nommément les Américains en guise d’exemple. Et d’ajouter : « les gens se soucient de ce qu’ils peuvent capitaliser avec cet argent.’’

Donnant ainsi l’impression que la moralité financière est reléguée au second plan dans sa philosophie politique. Même s’il clame le contraire quand la question lui a été posée de savoir ce que la discipline financière représente dans la vision du parti GECI.

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