Arrestation d’Alpha Condé à Pinet : Dr Koureissy Condé dément K au carré et livre sa part de vérité

1665

Accusé (par le président du Conseil d’administration de la Loterie nationale de Guinée) d’avoir agi dans l’ombre dans l’arrestation de l’opposant Alpha Condé en 1998, à Pinet, le ministre de la Sécurité d’alors dit sa part dans cette affaire.

Dans un entretien téléphonique accordée à Guinéenews, Dr Sékou Kouréissy Condé, député au Parlement, balaie du revers de la main gauche ses allégations portées à son encontre, non sans tenter de recadrer le débat à ce sujet. Décryptage !

« Je ne veux vraiment pas commenter cela. Je suis surpris. Je suis heureux – en 20 ans d’histoire – qu’on dise toujours ceci et cela et qu’on ne soit de près ni de loin à mesure de montrer la moindre des preuves. Ça ne s’est pas fait hier hein. Il y a 22 ans quand même !

Alors, quand on dit toujours la même chose, c’est parce que les mêmes oreilles se prêtent à cela. Mais je pense qu’il n’y a pas lieu de commenter ce fait qui a été, dans l’histoire de la Guinée, un évènement malheureux.

Celui qui a été concerné personnellement est aujourd’hui président de la République depuis 10 ans. Dans l’histoire de la Guinée, Dieu n’a pas donné ça à tout le monde. Donc, je ne connais pas dans quelle intention et sur quelle base ça a été fait. Mais, j’ai été surpris.

Je puis vous garantir encore une fois encore que je n’ai ni arrêté le Pr Alpha Condé ni été associé à son arrestation ni été membre d’aucune commission liée à la procédure. Et le procès a eu lieu six mois à Conakry. Mon nom n’a pas été cité ni de loin ni de près. On ne va pas quand même vivre avec les rumeurs.

J’étais ministre de la Sécurité (au moment des faits, ndlr). Mais, la Sécurité n’a jamais été mêlée à ça : c’était une frontière militaire. Et le Professeur lui-même a dit qu’il a été arrêté par les militaires et convoyé dans un camp militaire.

Aujourd’hui, je ne pense pas que la nature des réactions du Professeur soit liée justement à cette partie de l’histoire. En 22 ans, les nations ont une conscience. Dinc, normalement, la société doit dire: ‘non, monsieur ! On a trop parlé de ça. On pensait que vous allez nous apporter des éléments nouveaux' ».

Facebook Comments