Arrestation d’Alpha Condé à Pinet : K² incrimine Kouréïssy Condé et son « mentor » Kassory

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L’ancien ministre de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation vient de publier deux ouvrages chez la maison d’édition l’Harmattan Guinée. Le premier parle de l’histoire de Tron, contrée dont est originaire l’écrivain, alors que le second s’intitule « La détention arbitraire d’Alpha Condé : rétablir la vérité.

Dans cet autre ouvrage, notamment dans son chapitre 3 intitulé « Montage du premier scénario », Ibrahima Kalil Konaté dégage le rôle qu’auraient joué l’actuel Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana et le ministre de l’Intérieur d’alors, Sékou Kouréissy Condé, aujourd’hui député à l’Assemblée, dans l’arrestation de l’opposant Alpha Condé. Le président du Conseil d’administration de la Lonagui le fait entre ces lignes, à la page 35.

« A la fin de la campagne, sachant que les leaders de l’opposition avaient demandé fermement à la population de refuser les résultats s’il y avait fraudé, le gouvernement avait décidé de les mettre tous en résidence surveillée », note-t-il.

En réalité, le Professeur Condé était celui qui était le plus visé et ils avaient décidé de l’arrêter. Le ministre de la Sécurité Sékou Kouréissy Condé et son mentor Ibrahima Kassory Fofana étaient les plus acharnés.

Kassory Fofana, qui se considérait comme le dauphin, avait fait une OPA (offre publique d’achat) sur l’État et l’Administration. Il avait tissé une véritable toile d’araignée sur l’appareil d’État. Pour lui, le Professeur Condé restait le seul obstacle de ses ambitions.

Alors que le président de la République a demandé à ce qu’il soit mis en résidence surveillée, ils l’en ont dissuadé arguant que dès qu’il serait libéré, la Guinée serait envahie et le pouvoir renversé. Ils disaient détenir des preuves irréfutables. Le Président, dont le souhait a toujours été de l’éliminer sur la scène politique, mieux de l’éloigner même du pays, leur a donné son feu vert.

Il fallait d’abord démoraliser les militants du RPG en le présentant comme un fuyard, d’où ce montage grotesque ».

Des « révélations » qui ont dû durer dans la mémoire de l’écrivain Konaté qui a attendu que l’heure soit à la démission du Premier ministre pour les étaler sur la place publique. Puisque l’affaire – dans laquelle Alpha Condé a été jugé et condamné pour tentative d’atteinte à l’intégrité territoriale – remonte en 1998, soit 22 ans.

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