Arrestation des membres du FNDC : Faya Millimouno exige la libération pure et simple de ses camarades

0
623

L’arrestation d’Ibrahima Diallo et de Sékou Koundouno respectivement directeur des opérations et responsable des stratégies et planifications du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a provoqué l’ire de l’opposant, Dr. Faya Millimouno, président du Bloc Libéral (BL). Au téléphone de Guinéenews, il a dénoncé ce qu’il a appelé un «Etat voyou» avant de demander  tout simplement leur libération. Lisez plutôt sa réaction !

«Quand nous disons que notre pays est devenu un Etat terroriste, nous pesons bien les mots. Quand vous voulez arrêter un citoyen, il faut que la justice intervienne. Mais lorsque n’importe qui peut décider de l’arrestation de n’importe qui, ça devient un Etat voyou. Pour arrêter quelqu’un, si vous devez vandaliser son domicile, c’est qu’il y a une haine qu’on exprime. Au niveau du FNDC, nous n’avons jamais pensé une minute que nous sommes en dehors de la loi. D’ailleurs, nous protégeons la Constitution et les lois de la République. Si un magistrat pour une raison ou pour une autre, pense qu’un membre du FNDC doit être arrêté, il doit mettre la forme. C’est-à-dire, interpeller la personne en bonne et due forme. Mais lorsque des citoyens sont kidnappés, parfois par des personnes cagoulées, qui se rendent dans les maisons, qui vandalisent, qui tiennent des propos ethnicistes, régionalistes, je trouve que notre pays ne mérite pas cela. Sékou Koundouno et Ibrahim Dailla doivent être libérés, c’est une honte qu’on descende aussi bas. Il y a aujourd’hui des journalistes qui viennent couvrir des actualités chez nous pour vu qu’ils donnent ce qui se passe sur le terrain, ils deviennent une menace, il faut les expulser. Nous ne permettrons pas que la Guinée devienne un paria parce que quelqu’un a un appétit insatiable pour le pouvoir, nous ne le permettrons pas. C’est pourquoi nous exigeons la libération pure et simple de nos camarades kidnappés et nous condamnons ces genres de pratiques qui n’ont plus lieu d’être dans notre pays»