Arrêt sur image: à quoi s’attend-on de voir dans le coffre d’un taxi ?

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Question facile à répondre. Même Toto sait que ce compartiment sert à contenir les bagages, en plus de certains accessoires du véhicule. Et d’ailleurs, ce coffre ou malle arrière est toujours rabattu et fermé à clé, pour une sécurité des objets embarqués et pour que le conducteur puisse mieux voir par la lunette arrière. Les passagers quant à eux, restent dans le compartiment, confortablement assis sur des sièges prévus à cet effet. L’image que nous montrons là n’est pas la première du genre que nous avons publiée dans cette rubrique. Nous vous avions déjà proposé une autre, prise dans une station-service. La similitude dans les deux cas tient au fait que les passagers sont dans le coffre, comme des colis et semblent sereins, malgré leur position inconfortable, invraisemblable et forcément insolite. Ils ne semblent pas gênés, encore moins dissuadés par ces considérants. Et ce qui étonne et choque plus d’un, c’est le fait que cela se passe en pleine ville, au milieu d’une circulation dense où l’on est sûr de rencontrer au moins un agent de la police routière. Personne pour réagir ! C’est comme si on manquait systématiquement de moyens de transport en commun. Les adeptes de cette pratique semblent narguer ostensiblement les autorités en charge de ce secteur.

Ce manège est très en vogue dans le transport en commun inter-états. En pareil cas, les chauffeurs voyagent en binôme. En raison des longues distances et ne voulant pas faire d’arrêts pour prendre du repos, ce qu’ils considèrent comme source de retard, ils se relaient au volant. Pendant que l’un conduit, l’autre ‘’se repose’’. Et pour ne pas occuper une place assise payante, il prend place dans le coffre. L’on imagine bien ce que peut signifier se reposer dans de pareilles circonstances, quand l’intéressé est une personne de grande taille. Ledit chauffeur en attente doit se recroqueviller des heures durant dans un coffre nettement étroit pour lui. Et dire que, des centaines de kilomètres plus loin, la même personne est appelée à reprendre le volant quand son alter ego déclare forfait, puisque rompu. Il y a de quoi douter de la suite du voyage, en termes de sécurité, le conducteur qui se reposait, étant certainement plus fatigué qu’il en a l’air, des suites de ses courbatures contractées dans le coffre.

En attendant qu’une étude le confirme, c’est peut être là, l’une des causes des accidents que l’on enregistre sur ces trajets. Un tel comportement doit cesser. Il n’est pas agréable à voir et ne se justifie en rien.

Il y a quelques années, les adeptes de cette pratique étaient illico, corrigés à coups de cravache sur le capot, au risque d’effaroucher les défenseurs des droits humains.