Arrêt sur image: rond-point ou camping de squatteur ?

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Au vu de l’image ici affichée, l’on comprend aisément que cette  question, loin d’être saugrenue, mérite d’être posée. Nous sommes au carrefour ‘’célibataire’’ dans le quartier Belle-Vue. L’endroit est très fréquenté. Des usagers, (automobilistes, motocyclistes, piétons) par milliers, l’empruntent au quotidien avant d’être dispatchés, au gré de leurs destinations à travers les rues du quartier. De cet endroit, quand on vient de Hamdallaye ou de Belle-vue-marché, on a le choix entre deux destinations principales: Madina-pharmaguinée ou l’autoroute, côté Kénien. C’est par ce carrefour à la configuration de virage et de rond-point à sens giratoire, que transitent tous ces mouvements de va-et- vient, ainsi décrits.

Mais, au-delà de cette topographie des lieux, ce qui s’offre le plus au regard du  passant, c’est l’idée de squat à ciel ouvert. Eh, oui ! Un monsieur, qui, nous-a-t-on dit, passe le clair de son temps dans la zone, s’est carrément installé sur le rond-point au mur surélevé, en béton, aménagé à cet endroit. Il en a fait, progressivement, un ‘’chez lui‘’. Sans hésitation, ni gène. On peut déjà remarquer qu’il s’est installé et a même marqué son territoire: des bidons d’eau sont entreposés, la lessive y est faite, il s’y débarbouille quand il fait chaud. Entre les  panneaux publicitaires, seules infrastructures présentes sur les lieux, une corde est tendue pour sécher les habits lavés. Quelque fois, nous dit-on, on y trouve un banc. Outil dont l’utilité reste discutable par ces temps de canicule, surtout sans ombrelle. A moins qu’on ne s’en serve qu’aux moments les plus opportuns : les matins et les soirs. Par contre, des restes de repas y sont versés, peut être, pour les animaux errants. Tel est le décor qui s’offre à la vue des passants à cet endroit.

Nous apprenons également que le ‘’proprio’’ du coin se sert du rond-point pour exposer des véhicules destinés à la vente. Obstruant du coup la visibilité nécessaire aux usagers pour aborder un sens giratoire en toute sécurité. Peut être, est-ce pour tout ça qu’il  fait l’effort de toujours balayer la dalle de béton, rendant ainsi les lieux propres? Mais, des questions se posent. Est-ce qu’on doit le laisser là, au risque d’attirer d’autres individus et d’en faire un lieu de regroupement ? Cela n’est pas envisageable dans une ville.

Ensuite, tenant compte du fait que la nature a horreur du vide et du laxisme qui caractérise certaines autorités chargées de la gestion de ces questions, est-ce qu’en déguerpissant ce squatteur, l’endroit qui ne va plus être nettoyé, ne risque pas d’être transformé un beau matin, en dépotoir d’ordures par les riverains ?  Attendons la réponse. Si jamais le message passe !