Arrêt sur image : telle une razzia, des chauffards détruisent l’essentiel des  lampadaires  sur les transversales 5 et 6

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Il n’y a pas titre plus évocateur pour décrire l’impression qui se dégage quand on emprunte ces deux voies, dans le sens, route Le Prince-corniche nord. La première,  part du rond-point de la T5 pour aboutir  au carrefour Kobaya et la seconde, quelques deux kilomètres plus loin, descend de la T6 à Fossidè.

Point besoin de revenir sur l’immense avantage que ces transversales ont apportées à notre capitale, en termes de désenclavement, de modernisation et de viabilisation, jusqu’à la limite avec les préfectures voisines de Coyah et Dubréka.

En rappel, cette belle œuvre a été initiée dans les années 1990, sous la deuxième République, par le ministre de l’urbanisme d’alors, Bana Sidibé, gentiment surnommé ‘’casse-casse’’ (qui casse et veille à recaser ou à rembourser chacun). Il en avait déterminé les tracés et réalisé les ouvertures. A ce jour, les travaux de construction sont finalisés jusqu’à la T7. Ils se poursuivent encore, tant bien que mal, sur les autres axes.

Pour en revenir à notre sujet, tous les efforts d’aménagement et/ou de modernisation entrepris sur ces deux transversales conçues en 2X2 voies sont entrain d’être réduits à néant. La preuve en est largement donnée par la destruction à ce jour, de plus de la moitié des poteaux d’éclairage public plantés en ces endroits, sur le terre-plein central. Cela s’observe particulièrement à la T5 et suivante.

C’est l’impression d’une vraie agression qui s’offre au regard ! Avec mention particulière sur la T5. Et ce n’est pas nouveau. Ces panneaux, nous dit-on, aussitôt plantés, ont été        aussitôt emboutis, l’un après l’autre, arrachés et jetés à terre par des automobilistes malhabiles et imprudents. Avec les conséquences corporelles et matérielles que l’on peut imaginer. De ces poteaux, il n’en reste nulle trace sur la chaussée. Les services concernés ont enlevé les épaves. Laissant quelques ‘’morceaux’’ aux ‘’vautours’’ qui ont tout désossé pour régler des problèmes ou se faire des sous, en ces temps de dêche. Le célèbre chimiste, philosophe et économiste français, Antoine-Laurent de Lavoisier a raison, qui a dit que ‘’ Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme’’

Nous avons voulu en savoir un peu plus sur les causes profondes de ce phénomène. D’emblée, il nous a été répondu la même chose aux deux endroits : « vous voyez la longue et forte descente qu’i y a ici. Et bien, c’est la seule raison. » Réponse brève et laconique. Qui n’explique pas tout ! Heureusement qu’on ne parle encore que de destruction d’infrastructures. Jamais encore, un véhicule incontrôlé n’a déboulé sur le carrefour Kobaya, venant du haut de la colline. Ce n’est pas à souhaiter !

Il est vrai que ces deux transversales, surtout la T5, présentent un tracé très abrupt qui les rend dangereuses à pratiquer, en direction de la corniche nord. C’est une évidence. La déclivité est très forte.

Tant qu’il en sera ainsi, ce sera aux conducteurs de s’adapter, surtout quand il s’agit de camions. Heureusement, aux dires des riverains, ce type de véhicules ne passe guère en ces endroits.

Le code de la route et même souvent, le seul bon sens, suffit à indiquer la règle à suivre quand on entreprend d’aborder une route de ce genre. Dans ce cas de  figure, il faudra, pour résumer : ralentir et encore ralentir ; enclencher le rapport de vitesses le mieux indiqué pour l’endroit, afin d’avoir un bon frein moteur ; solliciter, de façon dosée et intermittente, le frein principal ou frein à pieds ; rouler doucement et ne pas se laisser distraire.

Avant de s’engager dans une manœuvre aussi risquée, des préalables essentiels s’imposent, auxquels il faut répondre: n’y a-t-il pas de panneau qui m’interdit l’accès à l’endroit? Suis-je apte et prêt à conduire mon véhicule ? Suis-je rassuré qu’il est bien entretenu et que son contrôle technique est effectif? Dans la négative, pour une seule de ces questions : s’abstenir !

Les décideurs sont attendus pour gérer au mieux ce  dossier, autant important qu’urgent. Il leur faut trouver le juste équilibre entre la protection des populations, l’aménagement urbain, la sauvegarde du patrimoine infrastructurel et le renforcement de la mobilité urbaine.

Cette question n’est pas à l’échelle cornélienne pour manquer d’être résolue. A la satisfaction et pour le bien de tous.