Assainissement de la ville de Conakry : de nouvelles mesures seront prises le 1er décembre

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La ville de Conakry a de la peine à se débarrasser de ses ordures après plusieurs campagnes d’assainissement. Des caniveaux sont pour la plupart bouchés par des ordures ménagères, ce qui empêche l’évacuation des eaux usées ou de pluies. Désormais, des mesures drastiques vont être prises pour mettre fin à cette situation.

Selon nos informations, une campagne de déguerpissement des citoyens aux abords de la route  dans la ville de Conakry sera bientôt lancée. Objectif, permettre à l’entreprise chinoise chargée de curer les caniveaux de faire son travail. Une fois curés, ces caniveaux vont être désormais fermés.

C’est le président Alpha Condé lui-même qui va présider le lancement de cette campagne à partir du samedi 1er décembre 2018 sur l’axe Aéroport-Matoto.

Depuis un certain temps, le dernier samedi de chaque mois est consacré à l’assainissement de la ville de Conakry de 6h à 11h. Pendant cette période, la circulation des engins roulants est interdite. Mais cette routine n’a pas été suivie  ce 24 novembre. Le ministère des Travaux publics compte alors se rattraper ce 1er décembre. Ce jour-là, la circulation sera donc interdite de 6h à 11h afin de démarrer les travaux.

Les citoyens basés sur le tronçon qui va être le premier à être concerné par ces travaux apprécient la démarche des autorités, mais restent prudents. Ibrahima Sory Diallo, qui gère un kiosque à la Tannerie, affirme que l’action est salutaire : « Assainir la ville, c’est une très bonne chose. Il faut que l’Etat le fasse, mais il faudrait que cela soit pérenne.  Je pense qu’après avoir fermé les caniveaux, ils doivent mettre des cuves à ordures à chaque niveau le long de la route, sinon les populations jetteront les ordures dans la rue. Et il faudrait que les autorités mettent en garde contre ces citoyens qui le feraient. »

Ibrahima Sory demande aussi à ce que les déguerpis soient recasés quelque part, car pour la plupart des femmes vendant dans la rue n’ont pas où exercer leur petit commerce. « C’est là qu’elles arrivent à trouver quelque chose pour nourrir leurs enfants », ajoute-t-il.

Aicha Soumah rappelle que plusieurs campagnes de déguerpissement avaient été faites par le passé, mais le résultat est néant : « Quand les policiers viennent, ils brûlent les tables des gens, ils les chassent et des fois ils embarquent même les articles des gens qui se dérouillent avec peu de moyens. Mais quelques jours après on les voit revenir occuper la route comme s’ils n’avaient pas été chassés de là. S’ils reviennent, c’est parce qu’ils n’ont pas où aller. Mais pour moi, rendre là où on est propre, est une très bonne chose. »