Attaque du cortège de Dalein : la Police nie toute implication (Porte-parole)

février 19, 2019 12:25

Le véhicule du chef de file de l’opposition a fortement été endommagé dans une situation jusque-là confuse. Alors que le principal parti d’opposition continuer à accuser les agents des forces de l’ordre d’en être les seuls responsables, ces derniers, à leur tour, rejettent toute implication dans cette attaque.

C’est dans cette optique que le ministère de la Sécurité et de la Protection civile est sorti de son mutisme en se fendant d’un communiqué qui a rendu public dans les médias d’Etat ce mardi 19 février 2019.

Dans ledit document, le porte-parole de la Police, le contrôleur général de Police Mamadou Camara, indique que « dans la matinée du samedi 16 février 2019, alors que les services de sécurité assuraient la sécurisation des itinéraires principaux et de dégagement retenus pour la visite privée de M. François Hollande et de Me Abdoulaye Wade, tous anciens présidents, respectivement de France et du Sénégal, l’Ufdg a tenté de former un cortège sur les mêmes itinéraires ». Ce, dit-il, en dépit des violations de la procédure d’organisation des manifestations notamment attroupement, marche et cortège sur la voie publique et malgré les différentes sommations des services de sécurité, des militants ont refusé d’obtempérer », rapporte le contrôleur général de Police.

Et de poursuivre que pour rétablir l’ordre sur la voie publique et protéger la liberté publique, les services de sécurité ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants qui étaient devant et derrière le cortège de Cellou Dalein Diallo qui a quitté l’aéroport jusqu’aux environs de Hamdallaye, en passant par Bambéto, sous les yeux des forces de l’ordre sans heurts.

« Les services de sécurité rassurent les citoyens que contrairement aux allégations qui fusent dans les réseaux sociaux, qu’ils assument et assumeront leur mission avec professionnalisme dans le respect strict de l’application des lois et règlements à l’égard de tous et de chacun », conclut l’officier Mamadou Camara.