Attaques contre Alpha Condé à Siguiri : le patriarche de la ville sort de ses gonds et clarifie les choses

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« Nous sommes des malinkés. Quand nous sommes pour une personne, nous ne reculons jamais. Les Bandits et rapporteurs qui vont dire au chef de l’Etat que les Siguirikas ne veulent plus de lui, sont en train de mentir. Personne, n’a dit cela ici. Et nous demandons à ces bandits de mettre fin à leur pratique, celle de raconter n’importe quoi sur le président de la République et surtout des choses contraires aux réalités de Siguiri. Les récents propos qui circulent sur la toile sont issus de l’union mandingue et non du vestibule des sages de Siguiri…»

Le Sotikèmô (patriarche, ndlr) de Siguiri a fait ce samedi 18 juillet un appel à la retenue et a démenti les récents propos hostiles au président de la République.

Au lendemain des manifestations organisées par des jeunes contre les délestages dans la ville de Siguiri, le Sotikèmo El hadj Dramane Magassouba a tenu à faire une sortie contre certaines personnes qu’il qualifie de « bandits et rapporteurs » auprès du président de la République.

« Nous sommes des malinkés. Quand nous sommes pour une personne, nous ne reculons jamais. Les Bandits et rapporteurs qui vont dire au chef de l’Etat que les Siguirikas ne veulent plus de lui, sont en train de mentir. Personne, n’a dit cela ici. Et nous demandons à ces bandits de mettre fin à leur pratique, celle de raconter n’importe quoi sur le président de la République et surtout des choses contraires aux réalités de Siguiri. Les récents propos qui circulent sur la toile sont issus de l’union mandingue et non du vestibule des sages de Siguiri… J’appelle la population de Siguri à la retenue. Car, sans la paix, rien n’est possible sur cette terre. Et c’est dans la paix que nous pouvons tout gagner », a déclaré Elhadj Dramane Magassouba.

Une déclaration du patriarche coïncide à la libération des neuf jeunes arrêtés pendant les manifestations. Quant aux blessés, ils continuent de suivre les soins à l’hôpital régional de Kankan.