Audience criminelle à Lélouma: Des violeurs écopent de lourdes peines de prison ferme

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lélouma, justice de paix

Le tribunal criminel de Labé, dans le souci de rapprocher la justice des justiciables, a ouvert ce mardi 17 décembre, une audience criminelle foraine axée essentiellement sur des cas présumés de viols à Lélouma. C’est la salle d’audience du palais de la justice de paix qui a servi de cadre à ces jugements. Il s’agit de trois  présumés cas de viols et d’un autre présumé cas d’inceste d’un père sur sa fille.

Le premier cas met en cause le nommé Abdourahamane Keïta, âgée de 18 ans, domicilié dans la sous -préfecture de Linsan Saran, à Fatoumata Lamarana Bah, élève en classe de 7ème  année et âgée de 14 ans.

Les faits remontent au 21 novembre dernier. Le présumé violeur aurait abusé sexuelle cette nuit de sa victime, qui malgré des négociations à l’amiable entre les deux familles, aurait décidé de porter l’affaire devant les autorités compétentes. A la barre, le mis en cause a reconnu avoir eu des relations sexuelles consentantes avec la victime.

Après les débats et l’examen du dossier, le chef d’accusation a été requalifié de pédophilie, et le mis en cause a écopé d’un an d’emprisonnement ferme et de 2 500 000GNF de dommage et intérêt à la victime.

Le deuxième cas concerne Abdoul Bobo Bah, âgé de 19 ans, célibataire. Ce menuisier de profession est domicilié à Thianguel Bori. Il aurait sexuellement abusé de Sarata Bah, une adolescente âgée seulement de 11 ans. Les faits remontent au 11 septembre 2019.

L’accusé, sans ambages a reconnu à la barre les faits qui lui sont reprochés. Les faits remontent le 11 septembre 2019, le mis en cause aurait entraîné sa victime dans la forêt avant de commettre sa sale besogne.

Abdoul Bobo quant à lui, a été déclaré coupable de viol.

 Il écopera de 10 ans dont 6 ans de prison ferme. Il doit également payer 5 500 000 GNF de dommage et intérêt à sa victime.

Le troisième cas est celui de Ibrahima Diawné, âgé de 19 ans, apprenti chauffeur et célibataire sans enfant. Il est accusé d’avoir abusé sexuellement de Safiatou Diawné, âgée de 21 ans et atteinte de démence, le mercredi 30 octobre 2019, dans la commune rurale de Diountou où les mis en cause résident.

Dans les débats, le présumé violeur a reconnu les faits qui lui sont reprochés.

« C’est vrai que ce jour je me suis croisé avec Safiatou et je le lui ai demandé de passer un moment d’intimité avec moi. C’est ce qu’elle a accepté, et nous sommes allés derrière un buisson où nous sommes passés à l’acte. Après il y a eu du sang sur elle. Elle a essuyé le sang et chacun a continué  son chemin »,  relate Ibrahima Diawné devant la barre.

La cour déclarera l’accusé coupable de viol. La sentence prononcée sera de 3 ans de prison ferme à son encontre, et il lui a été notifié par la même occasion qu’il dispose de 15 jours pour faire appel.

Le quatrième et dernier cas qui, d’ailleurs avait retenu plus l’attention est celui de Ousmane Magané. La cinquantaine, originaire de Sagalé, il comparaissait pour coups et blessures volontaires, menaces et viol sur sa progéniture Rassidatou Magané, 24 ans et mère d’un enfant.

Après les débats et faute de preuves, le sieur Ousmane Magané, après avoir séjourné durant 3 mois et vingt jours en prison sera acquitté.