Audiences criminelles : de lourdes peines prononcées à Mamou

février 16, 2019 1:15

Au terme de trois jours d’audience, le tribunal de première instance (TPI) de Mamou a rendu vendredi 15 février son verdit dans six affaires criminelles qui ont défrayé la chronique dans la Ville-carrefour. Ces affaires portent sur des faits  de ‘’viol suivi d’assassinat, d’incendie volontaire et d’assassinat’’. Parmi les accusés, plusieurs mineurs ont été jugés à huit clos.

Pour Oumar Bah, poursuivi pour l’assassinat de sa nièce, une fillette de 10 ans à Soumbalako Tokossorè, dans la sous-préfecture de Tolo, le tribunal a requalifié les faits en ‘’menace de mort et assassinat ’’. Il a d’ailleurs été

Pour  l’infraction d’assassinat, Oumar Bah a été renvoyé des fins de la poursuite au bénéfice du doute. Mais il a écopé de cinq ans d’emprisonnement et du paiement de 2 millions de francs guinéens d’amende pour le délit de menace de mort.

Le tribunal a aussi rejeté la demande d’interdiction de séjour dans le village de Sanama formulée par le procureur dans ses réquisitions.

Pour  Samba Djouma Diallo, poursuivit pour incendie volontaire au quartier Madina Scierie, dans la commune urbaine de Mamou, le tribunal a également requalifié les faits en « incendie volontaire et menaces ». Renvoyé  des fins de la poursuite au bénéfice du doute pour les faits « d’incendie volontaire », l’accusé a quand  été déclaré coupable du délit de menaces. Pour la répression, le tribunal l’a condamné à 3 ans de prison ferme et au paiement d’un million de francs guinéens d’amende.

Dans un autre dossier, le tribunal a déclaré Mamoudou Bah alias Pita coupable du crime d’assassinat de Ramatoulaye Barry, une enseignante qui résidait au quartier Abattoir dans la commune urbaine de Mamou. Les faits se sont déroulés le 19 janvier dernier. L’accusé a reconnu les faits, précisant que c’est la foudre de l’amour qui l’a amené à commettre l’irréparable. Il indique que l’enseignante a violé leur pacte en acceptant d’épouser une autre personne. Le tribunal a condamné l’accusé à la réclusion criminelle à perpétuité avec une période de sureté de 30 ans. Le tribunal a reçu Abdoul Mazid Sow, fils de la victime, dans sa constitution de partie civile et a condamné l’accusé à lui payer un franc symbolique.

Thierno Sita Diallo, âgé de 14 ans, a été déclaré coupable du crime d’assassinat de son grand frère sur qui, il avait tiré deux balles à l’aide du fusil calibre 12 de son papa. Les faits se sont déroulés en août 2018 dans la sous-préfecture de Gongorè. Pour la répression, le tribunal a condamné Sita à 5 ans de prison ferme.

Poursuivis pour viol suivi de meurtre, Abdoulaye Djibril Diallo, Abdourahamane Bah et Mamadou Oury Diallo ont écopé chacun de 5 ans de prison ferme et  à un million de francs guinéens d’amende. Le tribunal a requalifié les faits en pédophilie et meurtre et a renvoyé les accusés des fins de la poursuite au bénéfice du doute pour le crime de meurtre.

Les faits ont été également requalifiés dans le dossier concernent  Adama Barry et Boubacar Diallo, respectivement âgés de 21 ans et 12 ans. Auparavant  poursuivis pour viol suivi d’assassinat, les deux accusés ont finalement été condamnés pour viol et meurtre. Pour la répression, le tribunal a condamné Adama Barry à 10 ans de détention criminelle et Boubacar Diallo à 5 ans de prison ferme. Ils ont été solidairement condamnés au paiement de la somme de 20 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts.

Quant à Moussa Sylla, poursuivi pour viol sur une élève à l’école primaire du Centre 1, il a été acquitté au bénéfice du doute.