Axe Lansanaya Takhoui-Lansanaya Barrage: quand un feu d’ordures détruit une infrastructure routière

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Si l’on n’y prend garde, ce parapet de pont que l’on aperçoit là, cerné par les ordures, pourrait, dans les jours à venir, disparaître de notre vue. Ce qui se produit dans cet environnement, depuis un certain temps, le confirme aisément. Les populations riveraines ont transformé l’endroit en dépotoir. Mais, il y a pire : un feu provoqué par un citoyen X, lèche tranquillement les immondices qui emmaillotent les fers dudit parapet. Forcément, ce feu va progresser, attisé qu’il est, par le vent et les matières à brûler. Quelque temps après, du fer, il ne restera rien. L’infrastructure sera détruite.

En dehors du feu, ce type d’ouvrage ainsi exposé, peut être détruit par la rouille qui reste un oxydant très nuisible pour certains métaux. Pour ce cas de figure, les ordures sont un important facteur déclenchant. Leur contact étroit et constant avec le métal entraine des réactions physico-chimiques, fatales à celui-ci.

Tous ces phénomènes se produisent lentement sous nos yeux, sans déranger personne. On rétorquera que ce cas de figure est passé de mode. Il fait partie de notre quotidien et n’émeut plus grand monde. Pourtant, les conséquences qu’il entraine sont préjudiciables à la pérennité de l’ouvrage édifié. Lequel reste, quoiqu’on dise, un patrimoine commun qui a coûté cher à chacun. Sa construction répond à des besoins parfaitement identifiés.

Entre Lansanaya Takhoui et Lansanaya-barrage (c’est bien de là qu’il s’agit), il fallait un pont pour traverser le bras de mer. Sur les flancs de l’ouvrage, on a  aménagé un passage sécurisé pour les nombreux piétons qui fréquentent assidûment les lieux, en direction des quartiers avoisinants. L’exécution du projet a permis l’éclosion d’une esthétique évidente qui contribue à rendre la ville plus agréable. Sans occulter l’amélioration de la mobilité urbaine et le renforcement de la sécurité des personnes. L’ouvrage est revêtu de couleurs vives qui signalent sa présence, surtout la nuit; la zone piétonne est séparée de la circulation automobile et la limite extrême de la chaussée est nettement balisée par la rambarde.

En somme, le projet a intégré la protection de l’ensemble des utilisateurs de cette route qui est, il faut le rappeler, la route nationale  n 0 1 de notre pays. Elle est la première à être construite. C’est aussi la plus longue. Son tracé part de Conakry pour la frontière avec le Libéria, en passant par les préfectures de Coyah, Kindia, Mamou, Dabola, Kouroussa, Kankan, Kérouané, Beyla, Macenta, Nzérékoré et Yomou (Diécké).

Il est plus qu’important que nous ayons à cœur de préserver ces infrastructures routières. Au-delà des symboles qui s’y attachent, il y a les avantages incommensurables qu’elles nous procurent.  Autant de raisons qui conduisent à toujours adopter un comportement citoyen vis-à-vis du bien public.