Bah Oury décrypte la désignation d’Alpha Condé et fait une invite à Ouattara

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Sans surprise aucune, l’identité du candidat du Rpg Arc-en-ciel pour la présidentielle d’octobre prochain a été dévoilée hier jeudi 6 août 2020. Il s’agit du président Alpha Condé qui est désigné pour porter l’étendard du parti lors de cette échéance.

Pour le président de l’Union des démocrates pour la renaissance de la Guinée (Udrg), cette désignation découle d’un processus qui est engagé depuis très longtemps.

« Il a fallu que la Constitution de 2010 soit abrogée de la manière la plus illégale. Il a fallu dompter les institutions comme la Cour constitutionnelle et la CENI pour avoir une vision éclaircie et être sûr de ne pas être recalé par des juges scrupuleux qui mettront le droit devant », confie à Guinéenews, Bah Oury dans une interview téléphonique.

Des agissements qui, selon l’ancien ministre de la Réconciliation nationale, ont entrainé des tragédies et leurs corollaires d’interpellations et d’isolement, en ce sens que les répressions ont été massives, les mouvements de protestation remarquables et l’isolement diplomatique de la Guinée manifeste, a-t-il fait noter.

« Donc, il a fallu passer par tout cela pour arriver à cette déclaration quasi officielle de candidature pour un troisième mandat. Donc, c’est quelque chose qui était visible depuis un certain bout de temps », a commenté l’opposant Bah Oury.

Réagissant à la déclaration faite par le président Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’Ivoire, le président de l’Udrg a formulé le souhait de voir celui-ci maintenir sa décision du mois de mars dernier à savoir : passer la main à la nouvelle génération.

« C’est regrettable que mon ami et condisciple Amadou Gon Coulibaly soit prématurément disparu. Mais, il ne faut jamais se considérer comme indispensable pour un pays. Un pays regorge de personnes de qualités nombreuses. Il ne faudrait pas que l’évolution de la Côte d’Ivoire soit bloquée par un certain immobilisme politique. Parce que le risque qu’il y a, à force de duper le pouvoir, qu’on fasse bien ou qu’on fasse mal, cela laisse toujours des plaies béantes, parce que d’une manière ou d’une autre, on bloque l’évolution et l’indispensable renouvellement aussi bien des idées que des personnes pour la gouvernance », a enseigné notre interlocuteur.

« Je souhaite que la Côte d’Ivoire ne soit pas aussi impactée négativement par une réplique de ce que nous avons connu en 2010-2011, avec toujours les mêmes protagonistes qu’il estime indispensables pour la Côte d’Ivoire », a conclu M. Bah.