Baisse du prix du carburant : Dr Faya cloue au pilori la gouvernance Condé

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S’exprimant ce 1er avril 2020 sur la légère diminution du prix du carburant à la pompe, l’opposant Dr. Faya Millimouno a estimé que  « cela  est une preuve éloquente du caractère insensible à la souffrance du peuple de Guinée de la gouvernance de monsieur Alpha Condé».

Pour le leader du Bloc Libéral (BL), on peut comprendre les difficultés qui peuvent exister si aujourd’hui au niveau international, le prix du baril était élevé.

«Mais le prix du baril est en train  de passer sous les 20 dollars. Ce qui veut dire qu’au moment où le prix du carburant a été monté à 10 000 GNF, nous étions à 67 dollars, le prix du baril. C’est moins de tiers aujourd’hui le prix du baril. Logiquement, on devait s’attendre à une diminution proportionnelle du prix du carburant. Cela donnerait un peu d’oxygène à la population dans le cadre du transport qui est un secteur névralgique», a-t-il expliqué.

Et de poursuivre : « d’un côté, les membres du gouvernement demandent que les transporteurs ne prennent plus dans un taxi plus de trois passagers. Cela agit directement sur le revenu des conducteurs qui vont redistribuer cela sur les trois passagers. Ce qui veut dire que ce que payaient les six personnes sont maintenant payés par les trois personnes. Nous vivons dans une situation où 90% des populations, c’est quand ils sortent le matin pour aller faire des petits boulots et rentrent le soir pour mettre sur la table ce qui peut être comme nourriture le lendemain. On se demande que fait Alpha Condé et les membres de son gouvernement avec tous les fonds de l’exploitation minière.

Nous sommes passés de quelques millions de tonnes de bauxite par an à des centaines de millions de tonnes de bauxite par an.

Cependant, nous n’avons aucun système de santé digne de nom qui peut sauver les Guinéens en cas de pandémie dans laquelle nous sommes actuellement.

Malgré l’incompétence du gouvernement, il continue à s’agripper et c’est au peuple de Guinée de se lever pour y mettre fin. Sinon, c’est la mort inévitable qui guette tout le monde».