Bano Sow,Vice-président de l’UFDG: «il n’y a plus de raison que les exécutifs communaux ne soient pas mis en place»

septembre 1, 2018 6:46
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«…Nous n’avons pas décidé de prendre la rue pour dégager ce pouvoir corrompu et incompétent. Mais le président Cellou nous a enseignés ici que ce n’est pas exclu que cela arrive s’il (le président de la République, ndlr) continue à violer la constitution tel qu’il le fait »

En absence du président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, en séjour à l’étranger, c’est Bano Sow, l’un des vice-présidents du parti, qui a présidé l’assemblée hebdomadaire de ce samedi 1er septembre.

A l’entame, il a souhaité la bienvenue aux nouveaux adhérents qui seraient venus du RPG Arec-en-ciel. S’adressant à eux, Bano Sow dira que «les militants du RPG n’ont pas lutté pour conquérir le pouvoir afin que ce soit un pouvoir incapable et incompétent. C’est normal aujourd’hui qu’ils soient déçus. C’est pourquoi, je voudrai leur dire qu’ils ont raison de démissionner en cascades et de venir à l’UFDG. A l’UFDG, vous êtes les bienvenus. Vous serez traités avec tous les honneurs ».

Selon lui, l’UFDG ne peut pas «étiqueter toute une communauté, tout un groupe », mais « il faut juger chacun par rapport à ce qu’il dit et à ce qu’il fait.  Au niveau du RPG, nous avons beaucoup de citoyens qui ont montré que le RPG ne défend plus les valeurs pour lesquelles ils se sont battus. Et lorsqu’ils ne se retrouvent pas dans les valeurs défendues par le RPG, j’invite donc, les militants de l’UFDG à les recevoir avec tous les honneurs ».

Le vice-président de l’UFDG en charge des affaires politiques a salué au passage la maturité de certains éléments des forces de défense et de sécurité qui n’obéissent pas à tous les ordres de la hiérarchie tout en précisant que « ceux qui font les exactions, ce sont des éléments choisis à qui on a confié une mission précise ».

S’adressant aux militants de l’UFDG et de l’opposition, M. Sow dira que «l’UFDG est un parti légaliste et républicain. La loi prévoit des voies et moyens par lesquels, nous devons poser les problèmes. C’est pourquoi, nous avons revendiqué l’organisation des élections libres et transparentes, pour la libération des prisonniers, pour l’indemnisation des victimes des manifestations. Nous avons revendiqué pour qu’il y ait la Haute Cour de Justice. Le président Cellou Dalein nous rappelle très souvent que la manifestation, c’est le dernier recours que nous avons. Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous les organisons ».

Justifiant le report des manifestations, Bano Sow affirme : « lorsque le pouvoir prend peur et vient nous demander d’accepter qu’on se retrouve autour de la table de négociations, il est difficile de refuser cette main tendue parce que pour le moment et cela peut arriver, il ne faut pas l’exclure… nous n’avons pas décidé de prendre la rue pour dégager ce pouvoir corrompu et incompétent. Mais le président Cellou nous a enseignés ici que ce n’est pas exclu que cela arrive s’il (le président de la République, ndlr) continue à violer la constitution tel qu’il le fait ».

C’est pourquoi, souligne-t-il «c’est en toute connaissance de cause et en toute responsabilité que les leaders de l’opposition, le chef de file de l’opposition vous demandent parfois de suspendre les manifestations. Mais, continuons à nous préparer, à nous mobiliser parce qu’à chaque fois qu’on n’aura besoin de mettre la pression, il faudra qu’on la mette ».

« Nous sommes pressés que les exécutifs communaux soient mis en place. Il n’y a plus de raison qu’ils ne soient pas mis en place », conclut-il.